Tunisie : Youssef Bouzakher, président du CSM, se dit menacé

Le président du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) Youssef Bouzakher a affirmé qu’il fait état « de menaces sérieuses qui pèsent sur sa sécurité ».

Des avertissements sont parvenus du ministère de l’Intérieur et du ministère public et une protection sécuritaire lui a été offerte par le département de l’Intérieur, rapporte l’agence TAP.

Plus tôt dans la journée, Bouzakher a annoncé que le siège du Conseil était fermé et que les forces de l’ordre ont empêché son personnel d’y accéder.

En visite dans la nuit du samedi au ministère de l’Intérieur, le chef de l’Etat Kais Saied a annoncé à demi-mot la dissolution du CSM. « Le Conseil supérieur de la magistrature appartient au passé à partir de ce moment », a-t-il déclaré en présence du ministre de l’Intérieur et de hauts responsable sécuritaire.

Le président de la République affirme qu’un décret provisoire est en cours d’élaboration à cet effet. En réponse, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a rejeté la décision du président de la République.

L’organe constitutionnel dit poursuivre normalement son mandat et ses missions mettant en garde contre la politisation des affaires de justice.

Le CSM a lancé, dans ce sens, un appel aux magistrats pour défendre l’indépendance de la justice et à s’attacher à leur conseil, comme seule garantie de leur indépendance.

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