Situation économique et négociations avec le FMI : Bouden enchaîne les réunions

En l’absence d’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI), la Tunisie risque vraiment gros. Situation économique difficile, finances publiques au plus bas niveau et production à l’arrêt, tous les indicateurs sont au rouge.

C’est dans ce contexte difficile, que le gouvernement s’active dans une tentative de sauver la donne. Les réformes structurelles destinées à sauver l’économie nationale ont été au centre de trois réunions ministérielles virtuelles tenues mardi, sous la présidence de la cheffe de gouvernement Najla Bouden dans le cadre de suivi des programmes de coopération avec les partenaires techniques et financier, selon un communiqué publié mardi par la présidence du Gouvernement.

La première réunion a permis d’évoquer le niveau d’avancement de la préparation du programme des réformes prioritaires en vue de conclure un accord avec le Fonds monétaire international (FMI), avec la participation des ministères concernés et de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

La deuxième séance a été axée sur les procédures relatives aux programmes d’appui financier et technique présentés par l’Union Européenne, l’Agence Française de Développement et la Banque Allemande de Développement (KFW).

La troisième séance a été réservée à l’exposition des grandes lignes du projet de relance de l’économie nationale sur le court terme, et les recommandations avancées par le ministère de Finances et de planification, en coordination avec les différents départements et structures concernés.

Le FMI ne cesse de faire pression sur la Tunisie pour opérer les réformes nécessaires. Le représentant du Fonds monétaire international (FMI) en Tunisie, Jérôme Vacher, avait indiqué que des «réformes très profondes», notamment la réduction de la masse salariale de la fonction publique qui atteint l’un des niveaux les plus élevés au monde, sont impératives.

Vacher avait souligné qu’en raison du coronavirus, la Tunisie est confrontée à la pire crise économique depuis son indépendance. Toutefois, il a souligné que » les problèmes du pays étaient bien présents avant la pandémie, en particulier les déficits budgétaires et la dette publique (près de 100% du PIB fin 2021) qui se sont aggravés.

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