Tunisie : Nadia Akacha, démission ou limogeage ?

Un décret présidentiel mettant fin à la mission de Nadia Akacha à la tête du du cabinet présidentiel a été publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), en date du 24 janvier 2022.

Connue comme étant la personnalité la plus proche du président de la République, Nadia Akacha a démissionné de son poste, expliquant sa décision par des divergences profondes relatives à cette responsabilité.

Or, il est évident que tout n’a pas été dit sur ce départ ! Un départ entouré de mystères pour cette femme qui avait quasiment les pleins pouvoirs au palais de Carthage après Kais Saied.

Si cette dernière annonce avoir démissionné, le décret présidentiel mettant fin à sa mission indique plutôt qu’elle a été limogée et qu’elle aurait anticipé son limogeage qui paraissait inévitable.

Pour l’heure, les véritables raisons de ce départ restent mystérieuses. Plusieurs pistes peuvent toutefois être explorée !

Selon l’ancien Nahdhaoui, Abdeltif Mekki, Nadia Akacha avait « établi un canal de communication via un certain intermédiaire avec le président de l’ARP, Rached Ghannouchi, après le 25 juillet ».

Selon une version, le malaise entre Kais Saied et Nadia Akacha est né, la veille de la nomination de la cheffe du gouvernement, Najla Bouden suite à un désaccord autour de la personnalité qui allait succéder à Hichem Mechichi. Najla Bouden serait en quelque sorte le résultat d’un compromis.

Selon une autre version publiée par Africa Intelligence, Nadia Akacha, connue pour être proche de l’ancien chef du gouvernement, Youssef Chahed, a annoncé son départ le jour où le site en question annonce que le président de la République a mandaté Youssef Chahed pour se rendre aux Etats-Unis afin de « rassurer le Congrès, l’exécutif américain et le FMI ».

Une information démentie par Youssef Chahed ! Nadia Akacha aurait-elle alors mandaté Youssef Chahed sans en référer au président de la République ?

Démission ou limogeage, peu importe, ce nouveau rebondissement affaiblit considérablement, du moins sur le plan communicationnel, la position du président de la République qui avait déjà « perdu » sa conseillère en communication Rachida Ennaifer.

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