« Le manifestant est décédé des suites d’une hémorragie cérébrale », assure Ennahdha

Crédit photo : Reuters

Le porte-parole du mouvement Ennahdha, Imed Khemiri, a déclaré que « le militant » nahdhaoui Ridha Bouzayane, est décédé des suites d’une hémorragie cérébrale causée par les agressions policières.

Lors d’un point de presse tenu ce jeudi 20 janvier 2022 par le mouvement Ennahdha, Imed Khemiri a déclaré que « les autorités du coup d’État » ont dissimulé son état à sa famille et ne lui ont pas indiqué où se trouvait Ridha Bouzayane bien qu’en possession de ses documents d’identité.

« Ennahdha demande une enquête judiciaire sérieuse sur cette mort », a-t-il ajouté, soulignant que le mouvement continuera à suivre cette affaire et à traduire en justice tous ceux qui ont causé ce « crime ».

Par ailleurs, Khemiri a démenti la version du ministère public, qui avait assuré que le corps de la victime ne présentait aucun signe de violence, et a confirmé que le mouvement Ennahdha n’a pas confiance en les autorités du « coup d’État ».

Les partis d’Al Joumhouri, le Courant démocrate et Ettakatol ont appelé à ouvrir une enquête sur les circonstances du décès de Ridha Bouzayene suite à sa participation à la manifestation du 14 janvier courant.

Ils ont également appelé le ministère public à dévoiler les circonstances de ce décès et à poursuive toute personne qui serait à l’origine de cet incident.

Pour sa part, le mouvement a accusé les autorités d’avoir « dissimulé délibérément l’état de Bouzayane à sa famille pendant les cinq jours qu’il a passés dans le service de réanimation de l’hôpital Habib Thameur ».

Ennahdha a également condamné ce qu’il a qualifié de « meurtre odieux, résultat d’une violence extrême », tenant le président de la République pleinement responsable de l’assassinat du « martyr » Ridha Bouzayene.

Il a également appelé au limogeage du « chargé de diriger le ministère de l’Intérieur », Taoufik Charfeddine et l’a tenu pour responsable direct des « violences infligées à des manifestants pacifiques, des enlèvements et des détentions forcées et illégales ».

Le quinquagénaire décédé hier, en marge des manifestations du 14 janvier 2022 « ne présente aucune trace visible de violence ». c’est ce qu’a clarifié le ministère public, hier mercredi 19 janvier.

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