Onze ans après, qu’ont fait les Tunisiens de leur pays ?!

Autant dire que la perception générale dans le pays ne fait que confirmer ce constat : Onze ans après la révolution, les Tunisiens dénoncent un triste bilan d’un soulèvement populaire ayant pourtant ému le monde entier.

Cette population de 11 millions d’habitants a renversé l’un des régimes les plus dictatoriaux au monde. Un exploit qui a d’ailleurs inspiré de nombreux autres peuples, mais malheureusement, la réalité était toute autre.

En Tunisie, nul ne peut remettre en cause ce triste bilan des années post-révolution. Si pour certains, ce n’est qu’une donne historique portant sur une période d’instabilité qui accompagne tous les soulèvements populaires dans le monde entier, on ne peut pas négliger le rendement catastrophique d’une classe politique incapable.

A commencer par les islamistes qui n’ont pas quitté le pouvoir, ou rarement depuis 2011, jusqu’aux modernistes qui ont sombré dans la division. L’élite politique a fait défaut et c’est ce qui explique la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui la Tunisie.

Si les Tunisiens se sont révoltés contre la pauvreté et le chômage, aujourd’hui, tous les indicateurs économiques sont au rouge, certains craignant même l’effondrement des finances publiques laissées à la merci des institutions financières internationales.

Sur le plan social, le constat est le même. Pire encore, les crises sociales ne cessent de se multiplier, et à la moindre tension, les Tunisiens descendent dans la rue pour se faire entendre.

Durant ces années post-révolution, c’est notamment la classe sociale moyenne qui paye le prix cher des mauvais choix politiques. Elle subit, en effet, toutes les décisions antisociales, et pour certains, on ne peut plus parler de la classe moyenne, mais plutôt d’une classe pauvre.

Au-delà de cette perception générale dans le pays, la situation reste vraiment inquiétante sur le plan sécuritaire avec plusieurs attentats à Tunis, à Sousse et des attaques terroristes ayant ciblé nos forces armées. Les Tunisiens n’ont jamais connu de pareilles circonstances allant même jusqu’aux assassinats politiques.

Les scènes hystériques observées directement sur nos écrans sous le dôme de l’Assemblée des représentants du peuple ont également déçu une population assoiffée de liberté.

Une liberté au nom de laquelle tous les dépassements ont été commis et toutes les valeurs sociétales se sont dégradées même dans nos écoles et lycées. En résumé, onze ans après, la Tunisie n’a pas avancé. Pire, elle fait marche arrière !

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