La LTDH critique les condamnations contre Belhadj Hmida, Bribri et Marzouki

La Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) a exprimé, dans un communiqué, ce mardi 28 décembre 2021, sa « crainte de voir la justice tunisienne tomber dans l’exploitation politique et la guerre contre le pouvoir ».

Face aux récentes condamnations de l’ancien président de la République Moncef Marzouki, de l’avocate et militante Bochra Belhadj Hmida et de l’activiste Maryem Bribri, la LTDH a critiqué la prise de décision « intentionnelle » prise par certains services en un temps record concernant certains cas oubliés.

La ligue a expliqué, dans son communiqué, que certains services juridiques « ont délibérément provoqué l’opinion publique » et ont statué sur certaines affaires oubliées en les dépoussiérant et en rendant des jugements en un temps record notamment avec Moncef Marzouki, Bochra Belhadj Hamida et Maryem Bribri alors qu’on laisse trainer les enquêtes et les procédures dans d’autres affaires, notamment les assassinats et les agressions sécuritaires (Abdessalem Zayen et Omar Laabidi).

La LTDH s’est déclarée préoccupée par la dérive possible de la justice afin de servir les intérêts politiques du pouvoir en place, et a appelé au respect des principes d’un procès équitable et d’une justice indépendante et non partisane.

L’organisation a dénoncé son refus de la comparution de civils devant les tribunaux militaires, et a appelé à une réforme accélérée du système judiciaire et à des sanctions nécessaires contre les éléments corrompus.

Au cours de ce mois, la justice a condamné Moncef Marzouki à quatre ans de prison, Bochra Belhadj Hamida à six mois de prison et Maryem Bribri à quatre mois de prison.

Sarah Guessmi

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