Tunisie : Des partis politiques dénoncent une « répression policière » contre leurs partisans

Tunis a été le théâtre, hier, de manifestations en relation avec les mesures du 25 juillet. Décrété jour férié pour célébrer la fête de la Révolution, ce vendredi 17 décembre a été l’occasion pour plusieurs centaines de personnes d’affluer vers e centre de la capitale pour manifester, certains pour, certains contre les décisions exceptionnelles du président Kais Saied.

En marge de ces manifestations, le Courant démocrate, le parti Al-Joumhouri et Ettakattol (Forum démocratique pour le travail et les libertés) ont dénoncé une « répression policière » contre leurs partisans qui ont manifesté hier.

Ces partis avaient prévu d’organiser un rassemblement de protestation en face du Théâtre municipal pour protester contre la feuille de route annoncée, le 13 décembre, par le président de la République et réclamer le retour du processus démocratique.

Mais ils ont été empêchés d’y accéder par les forces de l’ordre et ont été priés de se rendre au niveau de la Place du 14 janvier, ce qui a provoqué des bousculades entre les partisans de ces partis politiques et les forces de l’ordre.

En réaction, Ghazi Chaouachi, Secrétaire général du Courant démocrate, a fustigé « les agissements criminels de la police de Charfeddine (ministre de l’Intérieur) à l’encontre des Tunisiens » et une « violation des droits et des libertés », rapporte l’agence TAP. Il a fait état d’une « forte répression policière des manifestants opposés au président de la République, ce qui montre clairement une tendance vers l’oppression qui ne saurait tarder ».

Sous le pont de la République, où ils se sont finalement rassemblés, les manifestants ont scandé des slogans contre le président de la République mais aussi contre le calendrier électoral annoncé. Ils ont même appelé à sa destitution et au retour du processus parlementaire.

Devant le théâtre municipal de Tunis, ce sont plutôt les sympathisants du président de la République qui ont manifesté. Ils ont encore une fois exprimé leur soutien à Kais Saied, rejetant tout retour en arrière.

Les manifestants ont été séparés par des barrières pour sécuriser les mouvements de protestation et éviter d’éventuels affrontements entre les partisans du chef de l’Etat et ses opposants.

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