Blocage des négociations avec le FMI : Verra-t-on le bout du tunnel ?

Silence radio du côté de l’institution financière. Les négociations sont bel et bien au point mort entre la Tunisie et le Fond Monétaire International (FMI).

Et si les raisons de ce blocage varient et diffèrent pour les experts, les conséquences seront les mêmes, et affecteront davantage la situation déjà compliquée.

Pour sa part, l’expert en économie et ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a déclaré que le FMI ne va pas soutenir la Tunisie au cours des prochaines années.

S’exprimant sur Diwan fm, il a attribué ceci à l’absence de confiance du Fonds dans l’Etat tunisien concernant le remboursement de ses prêts, en plus de la réduction de la note souveraine de la Tunisie.

Pour l’ancien responsable, la Tunisie traverse la situation la plus dangereuse qu’elle ait connue depuis l’indépendance.

Concernant le retard du versement des salaires des employés de la SNCFT, Dimassi a confirmé que d’autres entreprises publiques vont faire face à la même situation, rappelant que de nombreuses entreprises ont connu un important déficit financier ces dernières années.

De son côté, l’économiste Ezzedine Saidane a confirmé, hier jeudi 2 décembre 2021, que les pourparlers avec le FMI sont complètement suspendus pour une raison politique.

« Les négociations sont au point mort et ne progressent pas aussi bien étant donné que le gouvernement précédent avait soumis une demande de prêt et un programme de réforme, et le FMI s’interroge sur la disponibilité d’une autorité politique en Tunisie capable de mettre en œuvre des réformes », a expliqué l’expert sur Express fm.

Pour lui, la poursuite de la crise politique en Tunisie a un très important impact, à l’intérieur comme à l’étranger, sur la situation économique et financière.

L’économiste a ajouté que les agences de notation souveraine évaluent la capacité des pays à payer leurs dettes, et environ la moitié des indicateurs d’évaluation sont de nature politique et se rapportent à la situation politique du pays.

Et de souligner que la roue de l’investissement a été perturbée en raison du manque de stabilité politique, qui affecte directement la dette publique et extérieure.

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