En crise financière, la Tunisie fait les yeux doux aux Emirats et à l’Arabie Saoudite

La Tunisie connait une crise financière sans précédent. La dégradation de la note souveraine par Moody’s est tombée comme un couperet pour les finances publiques et l’Etat est désormais incapable de solliciter de nouveaux prêts sur le marché monétaire international.

Que reste-t-il à la Tunisie ? Sa diplomatie. Abdelkarim Lassoued, directeur des financements et des paiements extérieures à la BCT affirme dans ce sens que la Banque des Banques a entamé des négociations avec l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis dans une tentative de mobiliser des fonds indispensables pour ses équilibres financiers.

Outre ces deux pays, le responsable a cité, sur les ondes de Shems FM, l’Algérie en vue de multiplier la coopération économique avec ce pays comme une issue à cette crise.

Ce même responsable a appelé dans ce sens le gouvernement à convoquer les différentes parties afin de se mettre d’accord sur les réformes à mettre en place, dans le cadre d’un nouveau programme de financement avec le Fonds Monétaire International (FMI), a-il souligné, vendredi.

« Ces réformes doivent être mises en œuvre d’ici les trois prochains mois », a-t-il insisté dans une déclaration à l’agence TAP, en réaction à la dégradation de la note souveraine de B3 à Caa1 par l’agence américaine de notation financière Moody’s.

« Pour sortir de cette impasse, la solution reste exclusivement politique et économique » , a-t-il fait remarquer.

Commentaires:

Commentez...