Visas : L’Algérie et le Maroc déplorent une « décision injustifiée », la Tunisie toujours sans réaction !

La décision de durcir les mesures d’octroi de visas pour les ressortissants tunisiens, algériens et marocains s’est répandue comme une trainée de poudre. Selon les experts et les hauts responsables, la France cherche à travers cette mesure à mettre la pression sur ces trois pays en raison de leur lenteur à accueillir leurs ressortissants expulsés.

Une décision qui toutefois demeure incompréhensible et révoltante tant pour les responsables des pays concernés que pour les centaines de milliers de maghrébins qui se rendent chaque année en France.

Réactions
Lors d’une conférence de presse, le diplomate a indiqué que le Maroc « a pris acte de cette décision jugée injustifiée », et a souligné que Rabat « suivra le dossier de près avec les autorités françaises ».
De son côté, l’Algérie a jugé cette décision « inappropriée et regrettable ». Amar Bellani, envoyé spécial du ministère algérien des Affaires étrangères, en charge de la question du Sahara occidental et des pays du Maghreb, a déclaré que le durcissement des procédures de visa pour les Algériens par les autorités françaises est « inapproprié ».
« Nous avons pris acte de cette décision inappropriée. Elle est regrettable car elle est intervenue à la veille du déplacement de la délégation algérienne à Paris afin de discuter du dossier de la migration et du renforcement de la coopération dans le domaine de la gestion des migrations irrégulières entre les deux pays », a-t-il ajouté dans un communiqué relayé par l’agence de presse algérienne.
A Tunis, c’est le silence radio. Le ministère des Affaires étrangères et de l’immigration n’a pas commenté l’affaire. Le chef de la diplomatie, Othmane Jerandi, étant à New York, il n’a également pas réagi ni évoqué la position de la Tunisie face à cette pression française au sujet du dossier de l’émigration clandestine et de la délivrance des laissez-passer pour ses compatriotes censés être expulsés.
La France veut expulser plus de 3000 Tunisiens
Cette année, le nombre de Tunisiens menacés d’expulsion de France est de 3424, soit une augmentation de 43% par rapport à la même période de l’année dernière, selon un rapport de l’Agence France-Presse.
Il s’agit de toute une nouvelle politique adoptée par les autorités françaises qui, il y a deux jours, ont décidé de durcir les conditions d’obtention des visas d’entrée pour les ressortissants marocains, algériens et tunisiens.

 

Le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal avait déclaré que la décision portant sur les visas est punitive et vise spécifiquement à exhorter les pays concernés à changer leur politique et à accepter de délivrer plus de laissez-passer.

Attal a également révélé la volonté de la France de réduire de 50% le nombre de visas accordés aux Algériens et aux Marocains, et de 30% aux Tunisiens.

Toujours selon l’AFP, la Tunisie a délivré cette année 153 laissez-passer consulaires, soit un taux de coopération de seulement 23%.

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