Kais Saied : « Certains assignés à résidence auraient dû être en prison »


La polémique autour des assignations à résidence n’en finit pas ! Plusieurs ONG nationales et internationales mettent en garde contre une atteinte aux libertés individuelles, or selon le président de la République, tous les droits sont garantis et ces décisions sont nécessaires pour faire face à la corruption.

En recevant hier mardi, des spécialistes en droit constitutionnel, Kais Saied a réitéré son attachement aux libertés individuelles expliquant en effet que ces mesures sont temporaires mais nécessaires.

« Certains assignés à résidence auraient du être en prison, alors que pour d’autres, on leur a permis de circuler dans un périmètre de 60 kilomètres » a-t-il encore expliqué, justifiant la nécessité de telles mesures.

Pour ce qui est des interdictions de voyage, Kais Saied a tenu à préciser que les personnes qui ont été interdites de quitter le pays ont des affaires de justice, montrant encore une fois son attachement aux libertés.

Depuis les évènements du 25 juillet, plusieurs personnes ont été interdites de voyage, alors que d’autres ont été placées en résidence surveillée. En l’absence de chiffres officiels, Amnesty International affirme avoir recensé 50 personnes sous résidence surveillée depuis le 25 juillet.

L’expert en droit international, Abdelmajid Abdeli a affirmé que cette mesure n’existe pas dans la législation tunisienne et qu’elle est pratiquée par le ministère de l’Intérieur.

Affirmant qu’il s’agit de pratiques liberticides, il a rappelé que la Tunisie vit en état d’urgence depuis 2011. Détaillant cette décision, il a noté qu’elle désigne l’interdiction au concerné de quitter son lieu de résidence. Et de poursuivre que cette mesure doit être prise par des parties judiciaires et non pas par ordre administratif.

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