Qualifiée d' »exportateur de terroristes », la Tunisie répond (enfin) à Abdelhamid Dabaiba

Ignorant tout principe diplomatique, le chef du gouvernement libyen, Abdelhamid Dabaiba s’était directement et délibérément attaqué à la Tunisie, l’accusant d’être l’exportateur de terroristes dans son pays.

« Des pays voisins nous avaient envoyé des terroristes et nous accusent, aujourd’hui, de terrorisme », avait-il déclaré dans un ton sec qui ne cache pas sa colère. Des propos qui ne reflètent guère les liens historiques entre les deux pays voisins et qui ont été considérés comme un point noire et une erreur délicate de la part du responsable libyen.

C’est dans ce contexte que la Tunisie a fait part de son étonnement quant aux déclarations du Premier ministre du gouvernement d’union nationale libyen sur « l’exportation du terrorisme vers son pays ».

En marge de la réunion ministérielle consultative des pays voisins de la Libye, organisée à Alger, le ministre des Affaires étrangères Othman Jerandi, a exprimé son rejet de ces accusations.

Lors de une rencontre avec son homologue libyenne Najla Mankouche, Jerandi a mentionné que la sécurité et la stabilité de la Libye relèvent de la sécurité et de la stabilité de la Tunisie, et a rappelé que notre pays est à son tour la cible du terrorisme et ne peut en aucun cas être une base pour son exportation ou une source d’infiltration de groupes terroristes en Libye.

Le ministre a souligné que ces déclarations sont loin de la vérité, surtout en ce moment particulier où la Tunisie s’efforce de contribuer efficacement à l’instauration de la sécurité et de la stabilité en Libye et dans les pays de la région.

Et de rappeler que la Tunisie reste la voix de défense de la Libye dans les évènements régionaux et internationaux, notamment au Conseil de sécurité.

« La Tunisie n’a ménagé aucun effort pour soutenir les libyens dans leurs choix qu’ils jugent « appropriées » pour rétablir la stabilité, loin de toute ingérence », peut-on lire dans un communiqué des Affaires étrangères.

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