Tunisie : La plupart des incendies forestiers survenus récemment sont d’origine humaine

La plupart des incendies forestiers enregistrés, durant cette dernière période, sont d’origine humaine, d’ailleurs 18 feux de forêts survenus, durant le mois de juillet, ont été déclenchés entre 20h du soir et 5h du matin, a indiqué, mercredi, Zouheir Ben Salem, ingénieur principal et chef de service de de la protection des forêts et de l’entretien des équipements forestiers à la Direction Générale des forêts.

Dans une déclaration à l’agence TAP, Ben Salem a précisé que les incendies d’origine naturelle ne dépassent pas les 4%, pointant l’importance d’appliquer la loi sur les contrevenants. Et de rappeler que les responsables de ces incendies peuvent encourir jusqu’à 20 ans d’emprisonnement conformément au code forestier et au code pénal. Par ailleurs, le responsable a indiqué que la direction générale des forêts a enregistré, durant la période du 23 juillet au 9 août, 214 incendies, lesquels ont ravagé une superficie de 3146 hectares, contre 278 incendies ayant touché une superficie de 1700 Hectares, au cours de la même période de l’année dernière, sachant que la superficie globale des forêts tunisiennes s’élève à 1 million 250 mille hectares. La plupart de ces incendies sont survenus dans les gouvernorats de Béja, Jendouba, Siliana, Kairouan, Bizerte et du Kef et de Nabeul, a-t-il encore fait savoir, ajoutant que ces feux ont globalement été maîtrisés.

Si, par le fait de l’infraction, l’incendie s’est communiqué aux forêts, son auteur sera puni d’un emprisonnement de 3 mois à deux ans sans préjudice de tous dommages-intérêts.Si par le fait de mise à feu, l’incendie se communique aux propriétés voisines et s’il n’y a pas eu négligence du promoteur de la mise à feu, celui-ci restera responsable de tous dommages-intérêts.
Les articles 307 et 308 du code pénal, prévoient, quant à eux, une peine de douze ans d’emprisonnement est prévu contre quiconque qui aura mis volontairement le feu, directement ou indirectement, soit à des cultures ou à des plantations ou à la paille ou au produit d’une récolte en tas ou en meules, soit au bois disposé en tas ou en stères. La peine de mort est encourue, si l’incendie a été suivi de mort.

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