Nouveau chef du gouvernement : Pas de précipitation à Carthage

Alors que tous les regards se tournent vers le palais présidentiel, le chef de l’Etat Kais Saied tarde toujours à nommer un nouveau chef du gouvernement.

En effet, depuis le 25 juillet, le statut quo est maintenu et le vide institutionnel au sommet de l’Etat est toujours de mise. Il semble que cette situation plaise à Kais Saied qui agit actuellement en tant que président de la République et chef du gouvernement.

Le conseiller à la Kasbah Walid Hajjem a fait savoir dans ce sens que le président de la République mène ce processus, celui de la mise en place du nouveau gouvernement, loin de toute précipitation.

Rappelons que Marouane Abassi avait été convoqué en sa qualité de gouverneur de la Banque Centrale, il a affirmé que le président de la République se penche, lui-même, sur la nomination d’un nouveau chef du gouvernement.

Et d’ajouter sur les ondes de Shems FM, que la présidence déploie tous les efforts pour tracer les grandes lignes d’une feuille de route pour la prochaine étape.

Depuis le 25 juillet, la Tunisie se trouve dans un état de vide institutionnel au sommet de l’Etat. Hichem Mechichi a été contraint de quitter la Kasbah sur ordre du président de la République, depuis, qui dirige la présidence du gouvernement ? Aucune information.

En prenant le pouvoir, le chef de l’Etat avait annoncé qu’il procédera à la nomination d’un nouveau chef du gouvernement qui formera un gouvernement dont les ministres sont choisis par le locataire de Carthage. Mais depuis, le chef de l’Etat maintient le suspense jusqu’au bout.

Alors que plusieurs noms de possibles candidats à la Kasbah sont évoqués, on cite notamment le gouverneur de la Banque Centrale Marouane Abassi, pour l’instant aucune information n’est confirmée.

Qu’attend Kais Saied pour dévoiler la suite du processus. Fait-il face à des pressions venant de l’étranger ? Les noms sollicités ont-ils refusé d’assumer une telle responsabilité ? Les questions sont nombreuses alors que Carthage adopte une politique de communication silencieuse.

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