Indemnisations : L’Instance des résistants, des martyrs et blessés de la révolution s’explique

L’Etat n’est pas sommé de verser trois milliards de dinars aux victimes de la dictature, contrairement aux informations relayées à ce sujet, a souligné, mardi 13 juillet, le président de l’Instance générale des résistants, des martyrs et blessés de la révolution et des opérations terroristes, Abderrazzek Kilani.

 » L’Etat est appelé à indemniser les victimes de la dictature et de la tyrannie selon les moyens en sa disposition, conformément à l’article n° 11 de la loi sur la justice transitionnelle, a-t-il , en revanche, ajouté dans une déclaration à TAP.

Selon Kilani, personne n’a demandé à l’Etat de verser ce montant au profit des victimes de la dictature.  » Les informations relayées sur un ultimatum accordé au gouvernement à ce sujet sont erronées et dépourvues de tout fondement « , a-t-il assuré.

Sur un autre plan, kilani a démenti l’information selon laquelle, les indemnisations au profit des victimes de la dictature seront collectées à travers des prélèvements sur les salaires des fonctionnaires et agents publics, rappelant que le décret gouvernemental stipule que le financement du Fonds de la dignité aura lieu bien à travers des dons et des fonds issus des décisions d’arbitrage qui ont prononcées par l’Instance Vérité et dignité (IVD).

Le président de l’Instance générale des résistants, des martyrs et blessés de la révolution et des opérations terroristes, Abderrazzek Kilani, avait annoncé, en début de l’année, l’ouverture d’un compte de dépôt auprès du Trésor public pour le dédommagement des victimes de la révolution, conformément au décret gouvernemental n°2018-11.

 » Il s’agit d’une action pour soutenir le Fonds al Karama (la Dignité) « , avait-il précisé.
Une polémique a été provoquée suite à une vidéo relayée récemment sur les réseaux sociaux, dans laquelle le président du conseil de la Choura d’Ennahdha Abdelkarim Harouni demande au chef du gouvernement d’activer le Fonds de dignité et de réhabilitation des victimes de la dictature (al-Karama) pour l’indemnisation avant le 25 juillet, des sympathisants du parti, victimes de la répression et de la tyrannie sous l’ancien régime.

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