Violences physiques à l’ARP : Makhlouf et Smara sont-ils couverts par l’immunité ?

La présidente du Parti Destourien Libre (PDL), Abir Moussi a été doublement agressée, hier à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Les scènes des deux agressions contre la députée, ont provoqué de nombreuses réactions condamnant ces actes. Mais que risquent les deux députés en cause ?

Le député Sahbi Smara, ancien élu de la Coalition Al Karama, a frappé Abir Moussi et lui asséné deux coups au cours de la séance plénière à laquelle assistait la ministre de la Femme Imen Zahouani Houimel.

Quelques heures plus-tard, lors de la séance plénière nocturne, la présidente du PDL a été la cible d’une nouvelle et violente agression de la part de Seifeddine Makhlouf, député et chef du même bloc de la Coalition Al Karama.

Abir Moussi s’est alors effondrée ce qui a nécessité l’intervention du médecin du Parlement.

Dans ces deux cas précis, l’immunité parlementaire ne s’applique pas ! C’est du moins ce qu’explique, aujourd’hui, le professeur de Droit public, Salsabil Klibi dans une déclaration accordée à un média de la place.

Elle estime que l’immunité parlementaire ne s’applique pas aux incidents d’hier car les deux agressions sont considérées comme des actes criminels, selon la Loi organique n° 2017-58 du 11 août 2017, relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Elle estime également que le ministère public a toute la latitude d’agir sachant que les agressions ont été filmées en direct et qu’il aurait dû intervenir, ajoutant que  Sahbi Smara et Seifeddine Makhlouf risquent la prison.

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