Tunisie : Des femmes cadres d’institutions publiques victimes d’harcèlement !

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Des révélations explosives qui mettent à nu la réalité des violences faites aux femmes en Tunisie.

La présidente de l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT), Radhia Jerbi, a confirmé avoir reçu ces derniers jours plusieurs plaintes liées au harcèlement sexuel, à l’extorsion et au marchandage, ciblant des femmes occupant des postes administratifs importants au sein d’institutions publiques et de ministères souverains.

Les victimes se sont trouvées dans une situation où elles doivent soit se soumettre aux désirs sexuels de leurs subordonnés au travail, soit renoncer aux promotions professionnelles.

Jerbi a ajouté, dans une déclaration au journal Assabah, que certaines plaignantes ont pu être promues ou nommées, mais en retour ont été privées des privilèges accompagnant leur poste tels que la voiture administrative ou leur propre bureau.

« Avant de se rendre à l’Union nationale des femmes, l’une des plaignante a appelé un ministre et l’a informé du chantage et du harcèlement sexuel dont elle faisait l’objet dans son institution, mais en vain », ajoute la responsable qui cite une « sympathie masculine » au sein des administrations tunisiennes.

Le harcèlement sexuel a également touché des infirmières à l’hôpital Razi, des déléguées agressées par des gouverneurs et des étudiantes sollicitées par leurs enseignants universitaires.

Pour Jerbi, c’est l’impunité qui encourage les harceleurs sexuels à poursuivre leurs actions. A cet effet, elle a appelé les femmes qui ont été victimes de harcèlement sexuel dans les institutions publiques ou éducatives à ne pas garder le silence sur ces pratiques honteuses et à les dénoncer par tous les moyens.

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