« Dictature constitutionnelle » : Le président de la République réagit

Le président de la République, Kais Saied, a reçu, ce mercredi, le Chef du gouvernement en charge du ministère de l’Intérieur Hichem Mechichi et le ministre de la Défense nationale Ibrahim Bartaji.

Répondant aux accusations portées contre lui concernant la préparation d’un coup d’État constitutionnel, Saied a déclaré qu’il n’était pas un partisan des coups d’État et de l’illégitimité.

« Nous sommes des partisans de l’harmonie entre les institutions du même État malgré la divergence des opinions. Il doit y avoir une coordination complète entre ces institutions, et de telles discussions ne devraient pas avoir lieu car elles nuisent à l’État », a-t-il déclaré.

« Il est très malheureux que l’accent soit mis sur une question réglée dans la Constitution, tant que la Tunisie est régie par la loi, le coup d’État est une violation de la légitimité ».

A cet effet, le chef de l’Etat a souligné la nécessité pour le pouvoir judiciaire de jouer son rôle face à la détérioration des conditions qui portent atteinte à l’Etat.

Le site indépendant britannique « Middle East Eye » avait évoqué, dans son édition de dimanche 23 mai 2021, l’instauration d’un présumé coup d’Etat orchestré par la présidence de la République contre le gouvernement de Hichem Mechichi.

Ce document, qui aurait fuité du bureau de la cheffe du cabinet présidentiel Nadia Akacha, prévoit l’activation de l’Article 80 de la Constitution qui, en cas d’urgence nationale, donnerait au président de la République le contrôle total de l’État.

Selon ce plan le président Kais Saied serait amené à convoquer une réunion d’urgence du Conseil national de sécurité et déclarerait alors une « dictature constitutionnelle ». « Middle East Eye » va plus loin en indiquant que le Chef du gouvernement, Hichem Mechichi et le président du Parlement, Rached Ghannouchi, ne seraient pas autorisés à quitter le palais de Carthage.

« Middle East Eye » évoque également l’arrestation de hauts responsables politiques à l’instar de Noureddine Bhiri, Rafik Abdessalem, Abdelkrim Harouni, ou Sofiene Toubel ainsi que des hommes d’affaires.

Des accusations démenties par le conseiller diplomatique du président de la République, Walid Hajjem, qui a qualifié le document en question de pièce de théâtre mal réalisée.

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