Tunisie : 100 migrants sauvés au large de Zarzis

Photo d’illustration

A l’heure où la Tunisie est actuellement en discussion avec l’Union européenne (UE) pour un accord qui aurait pour finalité d’empêcher les migrants d’arriver en Europe et alors qu’elle a réaffirmé son refus catégorique d’installer sur son territoire, un centre d’hébergement pour les migrants étrangers qui se dirigent vers le Vieux continent, les tentatives de traversée illégale de la Méditerranée se poursuivent à un rythme soutenu.

Le ministère tunisien de la Défense a annoncé, lundi 24 mai, le sauvetage en mer de 100 migrants de plusieurs nationalités subsahariennes lors de leur tentative de traversée illégale de la Méditerranée. Ce sauvetage a eu lieu au large des côtes de Zarzis.

Une patrouille de la marine nationale a pu secourir 82 hommes, 10 femmes et 8 nourrissons, se trouvant à bord d’une embarcation pneumatique qui était sur le point de couler en raison du fort courant, a précisé le ministère tunisien de la Défense nationale dans un communiqué.

Ces migrants avaient pris le large à l’aube de lundi depuis les côtes libyennes vers les côtes européennes. Ils ont été transférés à la base navale de Sfax et remis aux unités de la Garde nationale.

Bloquer les migrants

Il y a une semaine, ce sont 113 migrants irréguliers de différentes nationalités (46 Bangladais, 29 Soudanais, 22 Érythréens, 11 Égyptiens, deux Marocains, deux Ghanéens et un Nigérien) qui ont été sauvés près des côtes de l’île de Djerba. Ils étaient à bord d’une embarcation sur le point de couler à environ 40 km de la côte de Djerba.

Ces sauvetages en mer se multiplient alors que l’UE tient actuellement des discussions avec la Tunisie, mais aussi avec la Libye, pour un accord qui proposerait à ces deux pays une aide économique en échange d’un effort accru de leur part pour empêcher les migrants d’arriver en Europe.

Selon la commissaire européenne pour les affaires intérieures, Ylva Johansson, qui était en visite en Tunisie, l’UE « cherche aussi à bloquer les départs » vers l’Europe. Elle veut y parvenir grâce à un accord avec la Tunisie, qui devrait être conclu d’ici la fin de l’année.

La Tunisie contre des centres d’hébergements sur son territoire

Le 11 mai dernier, le chef du gouvernement et ministre de l’Intérieur, Hichem Mechichi, a participé à Lisbonne, aux travaux de la réunion euro-africaine sur la migration et à cette occasion, il a affirmé que la Tunisie refuse et rejette la création, sur son territoire, d’un centre d’hébergement pour les migrants étrangers qui se dirigent vers l’Europe.

« La Tunisie ne sera pas une terre d’asile et rejette la création des centres d’hébergement sur ses terres pour les migrants étrangers qui se dirigent vers l’Europe. Comme elle n’est absolument pas prête à accueillir des ressortissants d’autres pays et s’oppose à toute intervention de ses forces dans des opérations attentant à sa souveraineté nationale », avait-il notamment déclaré.

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