La raison du plus fort !

La Bande de Gaza sous le feu sioniste

Une fois encore, l’Etat sioniste, armé jusqu’aux dents, a honteusement agressé des Palestiniens presque totalement désarmés. A cet effet, il n’y a eu aucun rappel à l’ordre de la part des Etats-Unis ou des pays européens.

Ceux-ci considèrent à tort que le Hamas est un mouvement terroriste. C’est, ainsi, que le monde a assisté impassible à l’enfer des enfants de Gaza, sans cesse soumis à d’atroces bombardements ayant fait pas moins de 232 morts, dont près du tiers sont des enfants et près d’une centaine d’éléments du parti d’Ismaïl Haniyeh.

Et cela sans compter les multiples et immenses destructions d’immeubles et d’habitations dont la reconstruction demandera une dizaine d’année et coûtera près de 150 millions de dollars.

La confrontation a éclaté le 10 mai dernier, à quelques jours de la fin du mois de Ramadan, quand, de nuit, des policiers israéliens se sont introduits au sein de la mosquée Al-Aqsa, l’un des plus importants lieux sacrés des musulmans.

Et cela pour couper les fils électriques des quatre haut-parleurs qui émettaient l’appel à la prière, ainsi que la récitation des versets coraniques lors du « trawih ». Il s’en est suivi divers et multiples affrontements sur l’esplanade d’Al-Aqsa entre des Palestiniens munis de cailloux et les forces armées de Netanyahou.

Et comme si ce grave méfait ne suffisait pas, les autorités israéliennes d’Al-Quds ont décidé de déloger un grand nombre de jeunes Palestiniens ayant pris l’habitude de se retrouver sur la place El Amoud, une des entrées principales de la ville sainte.

Sur leur lancée, les sionistes se sont rendus dans le quartier palestinien de Sheikh Jarrah pour évacuer par la force les habitants de leurs propres foyers et de les offrir outrageusement aux colons israéliens.

Par ailleurs, ces deux derniers mois ont été propices à la gabegie au sein des différentes sphères politiques de la région. Netanyahou est empêtré dans la formation d’un nouveau gouvernement qu’il n’a nullement réussi à former et en fut même déchargé.

Du côté de Gaza, on retrouve un Hamas aux abois du fait que le président Mahmoud Abbas, à la tête de l’OLP, depuis une quinzaine d’années, ne cesse de faire reporter les élections, pour des futiles raisons, de crainte de perdre son « trône » et de voir le parti islamique à la tête de ce qu’il reste de la Palestine avec ses deux rives.

Donc, tous les ingrédients étaient bel et bien réunis pour que ce conflit éclate avant le début de l’été, d’autant plus qu’il y a une multitude de jeunes palestiniens en âge de voter. Ceux-ci peinent à le faire au sein d’une société truffée d’insuffisances, y compris d’ordre culturel, et où règne un chômage endémique dans un micro territoire de deux millions d’habitants soumis au blocus israélien depuis des décennies.

Les « combats » entre un peuple désarmé et la plus forte armée du Proche-Orient ont débouché à un véritable carnage du côté arabe. Certes Netanyahou prétend que les guérilleros ont fait pleuvoir des tirs de près de 4000 roquettes. Mais elles ne sont pas toujours précises et 90% d’entre elles auraient été interceptées par un bouclier anti-missile.

Une fois de plus, Israël est apparu sous son vrai jour : « Un pays peuplé de sionistes dominateurs et sûrs d’eux », comme l’a déclaré, un jour, le général de Gaulle. Toutefois, depuis l’holocauste, les sionistes ont bénéficié de tant de largesses et de compréhensions, bien souvent démesurées de la part de l’Occident, et ce, au détriment de la Palestine.

A noter que, durant cette tragédie, seuls quelques pays à l’instar de la Tunisie, la Norvège et la Chine ont pris position vis-à-vis de ce massacre en appelant à la fin des hostilités.

L’entité de Tel-Aviv n’est autre que le porte-drapeau US, voire la 51ème étoile de l’emblème de l’Oncle Sam. Doit-on rappeler aussi qu’aucun pays au monde n’est parvenu à faire adopter par le Conseil de Sécurité de l’ONU une résolution quelconque afin de condamner l’Etat hébreu.

Il a été et sera toujours protégé par le veto US dont Washington abuse éperdument. C’est ainsi que depuis la création d’Israël en 1948, une centaine de résolutions onusiennes n’ont jamais été appliquées. Qui dit mieux ?

Notons ici que Biden – aussi étonnant que cela puisse paraître – est connu pour être un proche du sionisme. Du reste, en épousant la politique anti-arabe de son prédécesseur, l’arrogant Trump, il semble avoir définitivement tourné le dos à l’image qu’il cherchait à donner au monde : un politique propre, juste et homme de principes. Mais au fond, qu’est-ce que la Maison- Blanche ne fera pas pour le meilleur allié des Etats-Unis ?

Quoi qu’on en dise, Joe Biden est, paraît-il, pro-sioniste et l’a démontré tout le long de sa campagne présidentielle. S’il en était autrement, il aurait tout fait pour stopper le conflit armé israélo-palestinien dès le début de son déclenchement et non après onze jours et après tant de dégâts de toutes sortes subis du côté des plus faibles que sont les Arabes, ces éternels mal-aimés de tous…

Reste qu’un coup fatal a été porté définitivement par la stratégie trompeuse inventée par Trump qu’est la normalisation. Dorénavant, aucun nouveau Etat arabe n’osera tendre la main à celle ensanglantée des sionistes…

M’hamed Ben Youssef
Tunis-Hebdo du 24/05/2021

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