S17 : Makhlouf sème le chaos à l’aéroport Tunis-Carthage [vidéo]

Fidèle à lui-même, le fondateur de la coalition Al-Karama Seifeddine Makhlouf a semé le chaos ce lundi 15 mars à l’aéroport Tunis-Carthage, sous prétexte qu’une femme fichée S17 a été interdite de voyage.

En 2013, avec les montée en puissance des courants terroristes en Tunisie, le ministère de l’Intérieur a mis en place la procédure S17 pour contrôler les personnes soupçonnées de terrorisme. Les fichés S17 obéissent à une procédure imposée par le ministère de l’Intérieur et qui consiste à empêcher des personnes de voyager.

Dans une vidéo diffusée directement sur sa page Facebook on le voit, avec l’autre député Nidhal Saoudi, entrer en accrochage avec les sécuritaires de l’aéroport ainsi qu’avec un passager.

Il a appelé les députés d’Al-Karama à le rejoindre en renfort pour défendre ce qu’il appelle les droits de cette femme, alors que les agents dé sécurité de l’aéroport affirmaient qu’ils exécutaient des mesures prises par le ministère de l’Intérieur.

Jusqu’à 2019, cette procédure concernait 100 000 Tunisiens dont des bénéficiaires de l’amnistie générale, des individus interpellés dans le cadre d’affaires de terrorisme ou encore des personnes impliquées dans des crimes de sécurité publique.

En 2019, l’ancien ministre de l’Intérieur Hichem Fourati avait affirmé que la procédure de la fiche S17 sera utilisée seulement au niveau des postes frontières.

En novembre 2020, lors d’une session plénière à l’Assemblée des représentants du peuple, le député Salem Labiadh du bloc démocrate avait accusé des députés d’avoir reçu de l’argent pour défendre des fiches S17.

Environ 30 mille personnes ont été soumises à ces mesures en Tunisie entre 2014 et 2018. Une mesure controversée qui reste contraire à l’article 24 de la Constitution garantissant la liberté de circulation et l’article 12 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par la Tunisie.

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