L’affaire des semences avariées met à nu d’autres dossiers de corruption

Révélée en décembre dernier, l’affaire des semences avariées découvertes à Béja cacherait d’autres dossiers incluant des hauts responsables de l’État.

Riadh Ben Bakri, porte-parole du tribunal de première instance de Béja, a déclaré que l’affaire des semences avariées a révélé de nombreux dossiers de corruption dans lesquels des hauts fonctionnaires de l’État seraient impliqués.

Il s’agit d’un ex-ministre de l’Agriculture, d’un conseiller actuellement à la présidence du gouvernement et d’un concessionnaire de la société de coopérative centrale à Gbollat. Sept responsables ont été en conséquence interdits de voyager, ajoute-il à l’agence TAP.

Cette affaire, dévoilée à l’opinion publique en décembre dernier, comprend des sous-dossiers de corruption portant sur :

  • un marché de pesticides d’une valeur de 1,130 MD
  • un marché de sacs en plastique d’une valeur de de 180 mille dinars
  • la location « non nécessaire » d’un étage d’un immeuble en faveur de la société de coopérative centrale du blé de la Tunisie, pour un coût de 550 mille dinars
  • la méthode de paiement des employés
  • la méthode du transport des quantités de blé impropres de Béjà à Gbollat
  • le sort des semences qui sont à la base des cultures

Hier, le pôle judiciaire économique et financier s’est saisi de l’affaire des semences avariées, dans laquelle 10 fonctionnaires du gouvernement, dont un ancien ministre de l’Agriculture, sont impliqués.

Cette affaire porte notamment sur des soupçons de corruption, de non-protection des produits agricoles et de conflits d’intérêts dans la conclusion d’accords, selon les déclarations du porte-parole officiel du ministère public, Mohsen Dali, qui a confirmé le transfert du dossier du tribunal de Baja au pôle judiciaire, en raison de la « complexité de l’affaire ».

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