I Watch met en garde contre l’instrumentalisation politique de l’INLUCC

L’ONG I Watch a exprimé sont étonnement par rapport au communiqué publié en date du 28 janvier 2021 par l’instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) qui a indiqué avoir fourni à la Kasbah toutes les informations dont elle dispose concernant les personnes proposées pour assumer des fonctions ministérielles.

L’organisation I Watch s’est interrogée sur la légalité de ce que Imed Boukhris, président de l’instance, avait fait, d’autant plus que l’article 29 de la loi n ° 120 du 14 novembre 2011 stipule que « Tout membre de l’instance est tenu au secret professionnel pour les documents, données ou informations dont il a eu connaissance concernant les questions relevant de la compétence de l’instance. »

L’organisation a considéré que le traitement de dossiers de corruption de cette manière est une atteinte flagrante aux données personnelles et peut ouvrir la porte à l’extorsion par les dossiers, « une habitude que la plupart des partis politiques ont adopté après la révolution ».

Et d’exprimer son étonnement quant au recours de Hichem Mechichi à l’INLUCC, qui ne peut être considérée comme un organe judiciaire habilité à se prononcer sur de tels sujets.

I Watch a également mis en garde contre l’instrumentalisation politique de l’instance anti-corruption qui vise à justifier les choix du chef du gouvernement.

Le Parlement avait approuvé, mardi, les onze ministres proposés par Mechichi, dans le cadre d’un remaniement ministériel qui, selon lui, « vise à injecter du sang neuf dans son gouvernement au milieu d’une crise politique et économique qui sévit dans le pays ».

Parmi les noms proposés, figurent des personnalités qui seraient impliquées dans des affaires de corruption, comme l’ont souligné plusieurs parties, dont l’ONG I Watch.

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