Le vice-président de la LTDH, qualifie de « terrifiante » l’intervention sécuritaire contre les supporters clubistes

L’avocat et vice-président de la Ligue Tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), Bassem Trifi a qualifié de « terrifiante » l’intervention sécuritaire opérée lors du rassemblement de protestation, organisé, samedi 9 janvier 2021 par les supporters du Club Africain en face du siège de la Fédération tunisienne de football (FTF).

A l’occasion d’une conférence de presse, organisée ce mardi 12 janvier, au siège du Syndicat national des journalistes tunisiens maitre Trifi, a estimé que le traitement sécuritaire a été violent et injustifié vu le caractère pacifique du mouvement. Les supporters clubistes étaient venus exiger le départ du président du CA, Abdessalem Younsi.

« Le sit-in précédent observé par ces mêmes supporters devant le Parc A s’est déroulé sans heurts. C’est l’emplacement du rassemblement de samedi, à savoir, les environs du ministère de la Jeunesse et du sport et du siège de la FTF qui a déclenché cette intervention musclée et violente des forces de sécurités à l’égard des protestataires, pour la plupart des mineurs », a-t-il expliqué.

Bassem Trifi a dénoncé « ces violations qui continuent d’être perpétrées en toute impunité et sans que des sanctions à la mesure de la gravité des actes commis soient prises », déplorant également les mauvaises conditions de détention auxquelles ont été assujettis les 293 supporters interpellés », a rapporté l’agence TAP.

Au cours de cette même conférence de presse, l’avocat Samir Raies, présent sur les lieux, a témoigné et révélé avoir été victime d’agressions policières. Il a raconté comment il avait été sauvagement agressé pour s’être interposé afin de défendre une jeune fille qui filmait les évènements à partir d’un supermarché avoisinant.

L’avocat affirme avoir été « insulté, mis à terre et roué de coups par des policiers avant d’être emmené de force, le tout devant les yeux effrayés de mon épouse et de ma petite fille ». Il a également évoqué « un mauvais traitement et de mauvaises conditions de détention, avec un non respect total du protocole sanitaire imposé par la situation épidémique liée au coronavirus ».

L’avocat Ahmed Tounsi, quant à lui, a précisé que 293 supporters ont été arrêtés, dont près de 160 mineurs ayant été placés en détention sans en aviser les parents ni le commissaire à la protection de l’enfance.

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