JCC 2020 – Des films à voir…

JCC 2020 - Films à voir

 

L’édition 2020 des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) débute dans quelques jours.

Pour cette session spéciale, qui revient sur les 30 éditions des JCC, presque 120 films seront projetés pendant 5 jours dans 16 salles de cinéma différentes. Cent vingt films entre longs et courts métrages, fictions, documentaires, reportages… dans des sections différentes, dont 5 films récents en avant-première, 34 films en Best off longs métrages, 21 Tanits tunisiens, 7 coups de cœur.

Il est évident que je ne connais pas tous les films qui sont programmés cette année aux JCC 2020, mais j’en ai vu quelques-uns au fil des années et j’en découvrirais d’autres avec vous.

Comment est-ce que certains de ces films ont vieilli ? Je ne sais pas, il y en a que j’ai vu à leurs sorties, il y a très longtemps. Est-ce qu’aujourd’hui, ils présentent autant d’intérêt qu’à l’époque de leur sortie? Probablement oui, un bon film traverse les années sans prendre de rides.

Pour ma part, je vais essayer de découvrir le maximum de films, en particulier les films tunisiens, parce qu’ils font partie de notre patrimoine cinématographique et racontent une partie de notre histoire.

En plus des cinq films en avant-premières, qui sont L’homme qui a vendu sa peau de Kaouther Ben Hania (Tunisie), La nuit des rois de Philippe Lacôte (Cote d’Ivoire), 200 mètres de Ameen Nayfeh (Palestine), Harba de Ghazi Zaghbani (Tunisie) et Disqualifié de Hamza Ouini (Tunisie), j’en conseille quelques-uns à voir absolument :

Dans la section Best Off Longs Métrages :

Synopsis :
Farès et Meriem forment avec Aziz, leur fils, une famille tunisienne moderne issue d’un milieu aisé. Lors d’une virée dans le sud de la Tunisie, leur voiture est prise pour cible par un groupe terroriste et le jeune garçon est grièvement blessé.

 

  • Amal (2018), réalisé par Mohamed Siam – Egypte.
    Tanit d’Or du Documentaire aux JCC 2018.

Synopsis :
Amal est une chipie : elle souffle les bougies des autres, tient tête à des policiers en manifestation, elle fume si elle veut, elle grandit si elle veut. Elle se cherche. Si être une femme dans une Egypte post-révolutionnaire signifie renoncer à sa liberté, alors à quoi bon?

 

Synopsis :
Talal Derki retourne en Syrie et gagne la confiance d’une famille de djihadistes dont il partage la vie pendant deux ans.

 

  • El Gort (2014), réalisé par Hamza Ouni – Tunisie.
    Tanit de bronze pour un film documentaire 2014.

Synopsis
Deux jeunes tunisiens tentent de survivre en travaillant dans le commerce du foin. Leur journée de travail commence très tôt et semble ne jamais finir. Sans aucune alternative entre chômage et exploitation, les rêves d’une jeunesse insouciante se transforment vite en désespoir. Un film à l’énergie sauvage et au goût amer qui dit tout ce que l’on peut dire sur la Tunisie d’aujourd’hui…

 

Dans la section Coups de Cœur :

  • C’est eux les chiens (2014), réalisé par Hicham Lasri – Maroc.
    Tanit d’argent pour un film de long-métrage 2014.

Synopsis :
Alors que Lotfi Sawssen, Daoud Hasska et Ali sont en train de filmer un reportage sur les manifestations de 2011, ils rencontrent un homme, arrêté lors des émeutes du pain de 1981, qui vient de sortir de prison après 30 ans de détention. Ils décident de l’aider dans sa recherche de sa famille.

 

  • Ali Zaoua, prince de la rue (2000), réalisé par Nabil Ayouch – Maroc.

Synopsis :
Leader incontesté du groupe dissident, Ali Zaoua rêve de devenir marin pour faire le tour du monde et trouver un jour «l’île aux deux soleils». Hélas, il est tué lors d’un affrontement avec la bande de Dib. Kwita convainc Omar et Boubker de lui offrir un enterrement digne d’un prince.

 

  • Les sabots en or (1988), réalisé par Nouri Bouzid – Tunisie.
    Prix d’interprétation masculine JCC 1988 pour Hichem Rostom.

Synopsis :
Youssef Soltane, un intellectuel de 45 ans, est le pur produit d’une génération qui a connu les périodes euphoriques des grandes idéologies des années 1960 et aussi leur faillite collective. Youssef fut emprisonné longtemps et torturé pour ses activités d’opposant politique. Sa liaison tumultueuse avec Zineb, la jeune et belle bourgeoise, qui lui a fait découvrir l’amour et l’avait hébergé et caché à l’époque de ses activités clandestines, ne lui vaut plus que des déboires. Quelques mois après sa sortie de prison, son épouse répudiée, Fatma, est morte, laissant les trois enfants à la garde de leur grand-mère. Au cours de cette longue nuit d’hiver, celle de la fête de l’Achoura, Youssef va errer à la recherche d’un refuge affectif, d’une tendresse, en proie à toutes les interrogations qui secouent sa mémoire.JCC 2020 Les sabots en or

 

Dans la section Tanits Tunisiens :

  • Zaineb n’aime pas la neige (2016) réalisé par Kaouther Ben Hania – Tunisie.
    Tanit d’Or JCC 2016.

Synopsis :
Zaineb a neuf ans et vit avec sa mère et son petit frère à Tunis. Son père est décédé dans un accident de voiture. Sa mère s’apprête à refaire sa vie avec un homme qui vit au Canada. On a dit à Zaineb que là-bas, elle pourra enfin voir la neige ! Mais elle ne veut rien savoir, le Canada ne lui inspire pas confiance et puis Zaineb n’aime pas la neige.

 

  • Poupées d’argile (2002), réalisé par Nouri Bouzid – Tunisie.
    Tanit d’Argent et Prix d’interprétation du meilleur comédien : Ahmed Hafiane pour le rôle de Omrane JCC 2002.

Synopsis :
Le travail d’Omrane, la quarantaine, ancien employé de maison, consiste à placer à Tunis les jeunes filles de son village comme bonnes à tout faire. Il perçoit leur salaire, le redistribue aux familles et se porte garant de la virginité des filles. Rebeh, la plus rebelle de ses recrues, s’est enfuie de sa place. Omrane veut la retrouver afin de la remettre dans le droit chemin. Il est accompagné de Fedhah, 8 ans, qu’il doit également placer. Mais Rebeh est enceinte et n’admet pas de renoncer à sa liberté. De son côté, la petite Fedhah – au départ enthousiasmée à l’idée d’aller en ville – va vite découvrir un monde où l’enfance n’a pas sa place…

 

  • Les silences du palais (1994), réalisé par Moufida Tlatli – Tunisie.
    Tanit d’or et prix d’interprétation féminine pour Hend Sabry pour son rôle de la jeune Alia aux JCC 1994.

Synopsis :
1965. Alia, une jeune chanteuse de vingt-cinq ans, en a assez de la monotonie des banquets qu’elle anime. Elle vit depuis dix ans avec Lotfi, qui lui refuse le mariage et l’oblige régulièrement à avorter. Lorsqu’elle apprend la mort du prince Sid’Ali, dont sa mère était la domestique, elle décide de retourner sur les lieux de son enfance, un palais de la banlieue de Tunis, maintenant délabré. C’est là qu’elle vit le jour, d’une mère esclave, la belle Khedija, et d’un père inconnu. Alia se remémore la vie au palais au moment de ses derniers feux, la lutte de sa mère pour que sa fille échappe à la convoitise et à la domination des princes, ses jeux avec Sarra, la nièce de Sid’Ali…

 

  • Halfaouine (1990), réalisé par Férid Boughdir – Tunisie.
    Tanit d’or, prix de la meilleure interprétation, prix de la meilleure mise en scène et prix Unesco aux JCC 1990.

Synopsis :
Noura, 12 ans, vit à Halfaouine, un quartier populaire de Tunis. En raison de sa petitesse, il est encore admis au hammam des femmes, où il peut à loisir contempler l’anatomie des femmes du quartier et en rapporter les détails à ses camarades plus âgés, déjà passés dans le monde des hommes. Le reste du temps, Noura rend visite à son ami Salih, cordonnier et poète aux pensées libertaires, et observe toujours le monde féminin depuis les toits des terrasses qui donnent sur les cours privées. Il y regarde Latifa, une cousine de sa mère, au comportement anti conformiste, répudiée car elle refusait le voile. Mais c’est avec Leïla, une jeune orpheline de 15 ans, qu’il parvient à assouvir sa curiosité et ses désirs lorsqu’il est chassé du hammam pour avoir observé de trop près sa voisine.

 

  • L’homme de cendres (1986), réalisé par Nouri Bouzid – Tunisie.
    Tanit d’Or aux JCC 1986.

Synopsis:
Un jeune ébéniste de Sfax, Hachemi, doit suivre la décision de ses parents et se marier. Cependant, lui et un autre garçon, Farfat, ont été violés dans leur enfance par leur contremaître Ameur, et en restent traumatisés.

 

Parmi les courts métrages, il y a aussi des petits bijoux, comme par exemple Wanas/Affability (Tanit de Bronze JCC 2017) d’Ahmad Nader, Pot de colle (Tanit d’Or JCC 2014) de Kaouther Ben Hania, Brotherhood (Tanit d’Or JCC 2018) de Myriam Joober, ou Visa (Tanit d’Or JCC 2004) de Brahim Letaief.

Comme dit plus haut, cette année, il y a énormément de films que je ne connais pas, certains étant sortis lorsque j’étais petite enfant. C’est l’occasion justement de les découvrir.

Neïla Driss

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