L’UNFT à Mohamed Affes : « L’immunité parlementaire n’est pas synonyme d’impunité ! »

Les propos extrémistes, voire « daechiens », du député Mohamed Affes continuent de faire couler de l’encre. Le représentant de la coalition Al-Karama s’était attaqué à la femme et aux valeurs de la République, sans aucune considération des lois et de la Constitution.

Une nouvelle protestation a été organisée ce vendredi 11 décembre 2020 devant le siège de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Présente sur place, la présidente de l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT), Radhia Jerbi a annoncé qu’une plainte a été déposée contre le député en question, insistant que l’immunité parlementaire ne signifie pas l’impunité.

L’Union avait condamné les déclarations de Affes considérées comme du « mépris à l’encontre des femmes tunisiennes » et a appelé le reste des députés à condamner le discours et à publier une position officielle pour le dénoncer.

Pour sa part, l’Association tunisienne des femmes démocrates a également exprimé son mécontentement face au discours du député, le décrivant comme « un discours similaire à ceux du groupe terroriste Daech et une violation flagrante de la Constitution et des droits ». Elle a également refusé d’inclure ces propos « sous le couvert de la liberté d’expression ».

Rappelons que dans son discours polémique, Affes a comparé les femmes tunisiennes aux femmes occidentales, estimant que leurs acquis sont limités à la maternité hors mariage, au droit à l’avortement et aux libertés sexuelles.

« Les mères célibataires sont soit des prostituées, soit violées. […] La liberté sexuelle est de la fornication », avait-il déclaré.

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