Iyadh Elloumi appelle à appliquer l’article 72 contre tous ceux qui appellent à la dissolution de l’ARP

Le député de Qalb Tounes, Iyadh Elloumi répond à Mohamed Abbou par Facebook interposé et propose même d’appliquer l’article 72 contre ceux qui pensent comme lui.

Et pour cause, dans un post Facebook, Mohamed Abbou a plaidé en faveur du déploiement de l’armée et de la dissolution du parlement pour mettre fin à ce qu’il appelle toute forme d’anarchie et d’effondrement de l’Etat.

Un avis qui n’a pas échappé à Iyadh Elloumi, celui-ci ayant décidé de donner, lui aussi, son avis sur la question en proposant, dans un statut publié sur sa page Facebook, ce jeudi 10 décembre 2020, « d’appliquer l’article 72 du code pénal à l’encontre de toute personne revendiquant la dissolution du parlement ».

انا اقترح تطبيق الفصل 72 من المجلة الجنائية على كل من تخول له نفسه محاولة حل البرلمان بدون وجه حق.
كما أنني(وعلى عكس الفاشسيتيين) اطالب بمحاكمة عادلة لكل هؤلاء الانقلابيين

Publiée par Yadh Elloumi sur Jeudi 10 décembre 2020

Ledit article est clair à ce sujet et indique que : « Est puni de mort,l’auteur de l’attentat ayant pour but de changer la forme du gouvernement , d’inciter les gens à s’armer les uns contre les ou à provoquer le désordre, le meurtre ou le pillage sur le territoire tunisien. »

Une pique envoyée à Mohamed Abbou convaincu qu’il faut dissoudre le parlement et déployer l’Armée, pour sortir la Tunisie de cette crise et mettre fin à ce qu’il appelle toute forme d’anarchie et d’effondrement de l’Etat.

Le tout, selon la théorie de Mohamed Abbou doit être supervisé par le chef de l’Etat Kais Saied qui doit faire usage d’instruments constitutionnels déjà garantis par la constitution.

هل يمكن حل البرلمان في إطار الالتزام بأحكام الدستور؟ نعم يمكن ذلك. كيف؟

الحل لدى السيد رئيس الجمهورية باعتباره الضامن…

Publiée par ‎Mohamed Abbou – محمد عبو‎ sur Mercredi 9 décembre 2020

Dans ce sens Mohamed Abbou a appelé le chef de l’Etat à déployer l’armée sur tout le territoire et notamment dans les sites de production, tout en activant un décret gouvernemental pour mettre certaines figures politiques corrompues sous surveillance.

Abbou va jusqu’à appeler à traquer le financement des médias et à exclure tous les chroniqueurs en relation avec des partis politiques.

Enfin, pour l’ancien boss d’Attayar, le chef du gouvernement doit démissionner et expédier les affaires courantes dans l’attente de tenir des élections législatives dans un délai de 90 jours.

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