Docteurs au chômage : « Pas question de marginaliser l’élite », insiste Mechichi

Les docteurs et doctorants au chômage mènent depuis plusieurs mois une lutte acharnée pour revendiquer leur droit au travail. Hier mercredi 9 décembre, c’est pour la première fois que le chef du gouvernement reçoit une délégation qui les représente.

A cet effet, Hichem Mechichi a souligné que séance de travail ne constitue que le début d’une série de rencontres pour trouver les solutions à même de répondre aux revendications des docteurs au chômage.

« Il n’est pas question de marginaliser l’élite de la société », a-t-il insisté appelant à mettre en valeur les connaissances et la compétence de ces diplômés. Et de poursuivre : « Il s’agit d’une catégorie qui peut présenter ses propres conceptions et théories pour aider le pays ».

Pour sa part, le secrétaire-général de l’UGTT, Noureddine Taboubi a estimé que cette entrevue constitue une occasion pour exposer les problèmes des docteurs et doctorants au chômage.

Une « semaine de colère » avait été observée par les docteurs chômeurs à partir du  18 novembre 2020. En sit-in au siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique depuis le 29 juin 202, ils revendiquent le recrutement dans la fonction publique. Pas de solutions en vue, ils ont donc opté pour l’escalade.

Selon Sirine Saidi, coordinatrice des docteurs sans emploi des universités du Grand-Tunis, à travers cette « semaine de colères », les protestataires veulent faire bouger les choses et pousser l’autorité de tutelle à examiner au plus vite leur dossiers en suspens.

Leur principale revendication est le recrutement de 3000 docteurs à l’Université publique, dans les laboratoires de recherche du ministère de tutelle ou les laboratoires de recherche des autres départements.

En Tunisie, 69% des titulaires de doctorat dont le nombre s’élève à 3292 sont au chômage. Le nombre des doctorants s’élève quant à lui à 11.171 étudiants.

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