Le Centre russe des sciences et de la culture rend hommage à Anastasia Chirinskaya

L’ambassade de Russie en Tunisie prépare actuellement un événement de grande envergure qui sera consacré au centenaire de l’arrivée de l ‘escadre russe en Tunisie.

En ce sens, la directrice du Centre russe des sciences et de la culture, Valentina Pavlova, vient d’annoncer une nouvelle création du ballet Diaghilev, une compagnie de danse accueillie par le centre qu’elle dirige.

Intitulé « Anastasia », ce ballet est un hommage à Anastasia Chirinskaya, un symbole de la mémoire russe en Tunisie. Ce ballet est une création de Inna Bouchnak et sera prochainement représenté.

Rappelons que cent ans auparavant, presque jour pour jour, le 1 décembre 1920, le Conseil des ministres de France avait approuvé l’accueil de l’Escadre russe au port de Bizerte en Tunisie.

Ravivant cette mémoire et en éloge d’Anastasia Chirinskaya, Valentina Pavlova écrit :

« L’entrée de l’Escadre russe à Bizerte s’est réalisée au cours de la période du 23 décembre 1920 à février 1921.

À l’occasion du Centenaire de l’Exode de l’Escadre Russe, l’école de ballet « Sergueï Diaghilev » auprès du Centre russe des sciences et de la culture à Tunis, dirigée par Inna Bouchnak, a préparé la danse «les mouettes » du ballet « Anastasia », à la mémoire d’Anastasia Mansteïn-Chirinskaya.

Si la mémoire sur la colonie russe en Tunisie perdure encore à nos jours, c’est grâce en majeure partie à ses efforts, Elle a énormément contribué pour la sauvegarde des reliques historiques et la mémoire de l’Escadre russe et de ses marins.

Près de 6000 réfugiés russes, à bord de 33 navires de guerre de l’Escadre Russe de la Mer Noire ont trouvé leur salut sur le sol africain de la ville tunisienne de Bizerte.

L’évacuation depuis la Crimée a commencé le 14 novembre 1920, au moment où Wrangel a su que l’Armée Rouge prendra le dessus. Selon des données diverses, il s’avère que le nombre total des réfugiés de leurs propre gré est d’environ 150.000 personnes.

Anastasia Mansteïn-Chirinskaya ne s’attendait pas à ce que le destin lui réservait. Dans un âge avancé, cette femme âgée en 1921 de huit ans, était devenue la figure incontestable, le cœur, l’esprit et le symbole de la diaspora russe en Tunisie. Anastasia Mansteïn-Chirinskaya était l’unique témoin de la vie des refugiés russes faisant partie des passagers de l’Escadre russe en Tunisie.

Le destin d’Anastasia Chirinskaya est bien celui de la première vague d’immigration russe. Elle se souvenait des paroles de son père, officier marin, commandant du destroyer « Jarki » : «Nous avons emmené avec nous l’esprit russe. À présent la Russie est bien ici ».

Anastasia Mansteïn-Chirinskaya a vécu longtemps sur le sol tunisien, sauf qu’elle se disait toujours et jusqu’au dernier moment de sa vie qu’elle est russe. La Patrie, la Russie lui manquait.

Elle se déplaçait souvent vers le Cap Blanc pour scruter l’horizon de l’immense mer Méditerranée, contempler les vagues bleues et observer les mouettes blanches, afin de mieux se sentir près de la Russie ».

Notons pour conclure qu’un grand hommage à Anastasia Chirinskaya sera organisé par l’ambassade de Russie en Tunisie à l’occasion de ce centenaire.

Commentaires:

Commentez...