La CGTT remet la question du pluralisme syndical sur la table du gouvernement

En 2018, Mehdi Ben Gharbia, ministre des Relations avec les Instances constitutionnelles, la société civile et des Droits de l’Homme, de l’époque, annonçait l’élaboration par le gouvernement d’un projet de loi portant application du droit de représentativité syndicale des différentes organisations et structures syndicales en Tunisie. Un projet de loi consacrant le pluralisme syndical.

Depuis, les nombreux syndicats en Tunisie attendent et appellent sans cesse à l’application du pluralisme syndical. La Confédération générale tunisienne du travail (CGTT) a, de nouveau appelé le gouvernement à appliquer le principe de ce pluralisme sans exclusion et à revoir sa politique sociale en ouvrant la voie à tous les acteurs du domaine social.

La CGTT a appelé le gouvernement, dans un communiqué publié ce dimanche 29 novembre 2020, à restructurer le Conseil national du dialogue social (qui regroupe des représentants du gouvernement, de l’UGTT, de l’UTICA et de l’UTAP), et à associer le reste des forces sociales actives dans la prise de décision.

En 2019, la CGTT avait d’ailleurs déjà appelé le chef du gouvernement à mettre en œuvre la décision du tribunal administratif du 5 février 2019 qui donne le droit à la CGTT de bénéficier de ses droits y compris la participation aux négociations sociales nationales et sectorielles notamment à travers le conseil national de dialogue social. Cet appel est resté lettre morte.

En vertu de ce verdict qui reconnaît le pluralisme syndical en Tunisie, tous les syndicats libres et indépendants, légalement constitués, ont le droit à la participation aux négociations sociales, au dialogue social à tous les niveaux sur la base de la représentativité proportionnelle et non restrictive. Ils ont également droit aux subventions et aux détachements.

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