Changer la composition du gouvernement après son envoi à l’ARP n’est pas possible

ARP

« La modification de la composition du gouvernement après son envoi est inconstitutionnelle » estime le constitutionnaliste Abderrazek Mokhtar.

« Poser aujourd’hui cette question est une manouvre politique qui vise à alléger la pression exercée sur le gouvernement et une tentative de résorber la colère des bases, a-t-il commenté, cité par l’agence TAP.

L’expert a relevé que pour la désignation d’une personnalité pour formation du gouvernement est un processus cohérent fixé par l’article 89 de la Constitution. La logique constitutionnelle de cet article, a-t-il fait observer, ne permet aucune modification de la liste des noms proposés après sa réception par le parlement. « Il s’agit d’une étape irréversible ».

Il a d’ailleurs, rappelé dans ce sens qu’en 2014, l’ancien chef du gouvernement Habib Essid avait apporté des modifications à son équipe avant son envoi au parlement par le président de la République.

Fixée au vendredi 10 janvier 2020 par le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), la séance plénière consacrée au vote de confiance du nouveau gouvernement pourrait être reportée au mardi 14 janvier.

Le Conseil de la Choura du mouvement Ennahdha ayant annoncé son soutien au gouvernement proposé par Habib Jomli et son intention de voter en sa faveur lors du vote de confiance, il a toutefois émis quelques réserves sur le choix de certains ministres.

Habib Jomli pourrait donc être acculé à revoir certains noms et à entamer des révisions dans la composition de son gouvernement. Le bureau politique d’Ennahdha se réunit d’ailleurs, ce lundi 6 janvier pour étudier ces réserves et la possibilité de recomposer le gouvernement, selon un de ses membres, Belgacem Hassen.

 

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