Dans 5 ans, qui sera élu président de la République ?

Les élections présidentielle et législatives de l’année 2019 auront marqué un tournant dans la vie politique en Tunisie. Un tournant plutôt assimilé à un virage avec beaucoup de nouveautés mais aussi beaucoup de médiocrité que ce soit dans les débats, les programmes voire les candidats eux-mêmes.

Les élections législatives ont vécu, la Présidentielle est sur le point de s’achever avec l’élection d’un candidat inédit en la personne de Kais Saied, alias « Robocop » ou de Nabil Karoui, notre « Berlusconi » local. Tous deux ont des arguments à faire valoir ou comment expliquer qu’ils soient les seuls rescapés de la course au Palais de Carthage.

Ce palais où ont élu domicile, Habib Bourguiba, Zine El Abidine Ben Ali, Foued Mebazaa, Moncef Marzouki, Beji Caid Essebsi et Mohamed Ennaceur. Un palais qui fait rêver comme l’a illustré le nombre incalculable de candidatures déposées, des plus farfelues aux plus ridicules.

L’année 2019 aura bien été celle des surprises, agréables pour les uns à l’instar de Mohamed Abbou, devenu un personnage incontournable de la scène politique après avoir réussi son pari « législatif » même si le personnage reste taciturne. Mais ne vous en faites pas, Samia, son épouse, veille au grain à l’ARP.

Et dans cinq ans, quel président aura la Tunisie ? La question reste difficile au vu de ce qui s’est passé en l’espace de huit ans dans ce petit pays de 12 millions d’habitants doté de la meilleure Constitution du monde. A force de le dire, on y a crû !

Dans 5 ans, Mohamed Abbou sera président de la République, et par ricochet, Samia Abbou sera la future première Dame de Tunisie. Elle n’aura ainsi plus le loisir de gâcher la fête aux députés plus soucieux de venir faire la sieste sous le dôme de l’ARP ou de jouer à Candy Crush.

Dans 5 ans, on verrait bien Youssef Chahed, chef du gouvernement, reconduit pour la énième fois depuis 2016. Il aura pour ministre de la Défense Rafik Abdessalem ; pour ministre de l’Economie, Hamma Hammami ; pour ministre du Tourisme, Habib Elllouze ; pour ministre des Affaires religieuses, René Trabelsi ; pour ministre des Finances, Slim Riahi ; pour ministre de l’Intérieur, Rached Ghannouchi, etc…

Dans 5 ans, Hafedh Caid Essebsi aura abandonné Nidaa Tounes (si ce n’est déjà fait) pour devenir président de l’Espérance Sportive de Tunis. Ridha Charfeddine, quant à lui, laissera tomber la présidence de l’Etoile du Sahel pour devenir ministre de la Santé. Houcine Jenayeh, le néo-député à l’ARP, aura quant à lui, le portefeuille de l’Equipement.

« Stayech », le nouveau député issu du secteur de la contrebande, héritera du ministère du Commerce, de quoi booster notre commerce local. Bahri Jelassi sera ministre de la Femmes et de l’enfance ; Seifeddine Makhlouf, ministre des Affaires étrangères ; Samir Taieb, ministre de la météorologie ; Zouhaier Makhlouf, ministre du Transport ; Mongi Rahoui, ministre de la Culture et de la comédie ; Ridha Jaouadi, ministre de l’Agriculture, etc…

Dans 5 ans, on verrait bien Noureddine Taboubi, ministre des sports comme on verrait bien Leila Ben Ali, secrétaire générale de l’UGTT. En face, à l’UTICA, elle aurait pour vis-à-vis son neveu Imed Trabelsi. Quant à Slim Chiboub, il préfèrera un poste d’ambassadeur en Argentine.

Dans 5 ans, on verrait bien Samir Taieb, ministre de l’Eau. il cumulerait ainsi deux portefeuilles. On verrait bien également, Wadii Jary, ministre de la lutte anticorruption. A la FTF, on pourra ainsi placer Yamina Zoghlami qui aura une double casquette de présidente de la Fédération de foot et celle de présidente du CS Sfaxien.

Reste le Club Africain… Dans 5 ans, le CA sera présidé par… la FIFA. A force d’encaisser les sanctions, les Clubistes préfèreront se ranger du côté de la FIFA qui en prendra la direction et s’éviter ainsi des retraits de points.

Vous aurez bien compris que tout cela n’est que fiction… Entrre 2014 et 2019, cette fiction s’est réalisée !

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