Andreas Reinicke : « Weimar, une démocratie sans démocrates »

Andreas Reinicke, ambassadeur d’Allemagne en Tunisie

A l’occasion de la Journée de l’Unité allemande, le docteur Andreas Reinicke, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne en Tunisie, a prononcé une allocution hier, mercredi 2 octobre.

Tout en saluant l’excellence du partenariat entre les deux pays, l’ambassadeur Reinicke a, de manière très subtile, feuilleté quelques pages de l’histoire contemporaine allemande.

Il a ainsi évoqué le trentième anniversaire de la chute du mur de Berlin, « symbole de l’oppression ». L’ambassadeur en a profité pour souligner « l’optimisme et la créativité » qui émanaient des œuvres d’art peintes sur le côté oriental du mur et actuellement objets d’une installation dans l’allée principale de la résidence des ambassadeurs d’Allemagne.

Dans cette allocution, l’ambassadeur Reinicke a également rappelé la date du 23 mai 1949 lorsque la Constitution allemande qui a maintenant 70 ans avait été adoptée.

Cette Constitution de la République fédérale d’Allemagne avait été adoptée alors que la cour constitutionnelle était créée et installée à Karlsruhe.

De même, l’ambassadeur a-t-il rappelé que cette Constitution de 1949 avait été adoptée après l’échec de la République de Weimar qui n’aura duré que quatorze ans et dont nous aurions pu célébrer le centenaire en 2019.

Revenant sur l’échec de cette République de Weimar, Andreas Reinicke a considéré que ses causes étaient doubles.

D’abord, cette République éphémère avait constitué « une démocratie sans démocrates ». Ensuite, elle n’avait pas su trouver la solution adéquate pour réunir le soutien populaire des électeurs et celui de la classe politique.

Enfin, l’ambassadeur a constaté que cette conjoncture avait contribué à l’ascension d’Adolf Hitler, avec les conséquences qu’on connait.

Hier, à Tunis, la Journée de l’Unité allemande a réuni des membres du gouvernement tunisien et de la société civile, de nombreux amis de l’Allemagne ainsi que la communauté allemande de Tunisie.

Commentaires:

Commentez...