Nostalgies gourmandes : Chaud, chaud, les bambalounis et beignets au miel !

A chacun ses rituels ! Les uns préféreront un beignet nature, encore imbibé d’huile, qu’ils dégusteront, après l’avoir laissé égoutter, en l’accompagnant de figues.

D’autres préféreront les sacro-saints beignets au sucre de Sidi Bou Saïd. Légers et onctueux, ils vous laissent sur une impression de délice subreptice.

D’autres encore décideront d’ajouter un œuf frit à leur beignet croustillant et lui donneront une allure d’omelette dont la couleur brune s’enrichit des textures du jaune et blanc de l’œuf.

Les plus gourmands voteront pour le beignet au miel, un incontournable dont le goût oscille entre « yoyo » et « mkharek ».

Dommage, cette magie du beignet dominical s’est rétrécie comme une peau de chagrin. L’un après l’autre, les marchands de beignets ferment boutique ou se recyclent dans des commerces plus lucratifs.

Devenus rares dans les quartiers de la médina, ils sont encore quelques uns au centre-ville.
On les trouve en effet avenue de la Liberté, rue Mokhtar Attia ou encore rue des Tanneurs.

Et chaque dimanche, de petites foules se forment au seuil de leurs échoppes. Les uns réclamant une « ftira mlaoui » (pas trop cuite) et les autres la demandant plutôt « nadhja » (croustillante) alors que le maître-artisan s’affaire devant son bain d’huile.

Spectacle à nul autre pareil qui continue à se décliner au fil des rues et des villes.
Et si les beignets de Kairouan sont réputés les meilleurs, ceux de Sidi Bou Saïd restent les plus connus à l’international.

Car qui oserait aller en haut de la colline mystique sans sacrifier aux saveurs si aériennes d’un bon vieux bambalouni ?

Bon appétit et bon dimanche !

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