Médina de Tunis : Cinq demeures patriciennes

Dar Ben Abdallah

Dans la médina de Tunis, les monuments sont nombreux et si nous connaissons surtout les édifices religieux, ceux à caractère privé ne sont pas à négliger.

En effet, certaines demeures sont à la fois somptueuses et riches d’une longue histoire à cheval sur plusieurs siècles.

Incontournables dans une visite de la médina, ces demeures patriciennes méritent d’être mieux connues et mises en valeur.

Comme Dar Lasram, Dar el Bey, Dar Othman, Dar Ben Abdallah et Dar Hussein, ces demeures sont un pan de l’histoire de Tunis.

Dar Othman est la plus ancienne car elle a été fondée au début du dix-septième siècle. Edifiée par Othman Dey qui a gouverné Tunis de 1594 à 1610, cette maison qui se trouve à la rue Mbazaa offre un bel exemple d’architecture ottomane. L’immeuble accueille aujourd’hui des services de l’Institut du Patrimoine.

Dar Hussein est une construction du début du dix-huitième siècle sur un emplacement où s’élevait le palais des souverains médiévaux khorassanides. Cette demeure a été occupée par Youssef Saheb Ettabaa au début du dix-neuvième siècle avant de devenir le siège du premier conseil municipal de Tunis.

Dar Hussein

C’est le général Hussein qui le présidait qui donnera son nom à cette maison qui abrite aujourd’hui le siège de l’Institut du Patrimoine.

Dar Ben Abdallah a été construite en 1796 et se trouve dans la rue éponyme, non loin du souk des teinturiers. Reconstruite par Slimane El Hanafi au dix-neuvième siècle, cette demeure est la propriété publique depuis 1941. Elle accueille le musée des Arts et Traditions populaires, fermé au public depuis des années.

Dar Lasram est une fondation de la fin du dix-huitième siècle. Son premier propriétaire Amira Lasram verra des embellissements de style italien venir s’ajouter à la structure initiale. Avec son patio à l’étage, cette demeure est l’une des plus remarquables de la médina. Elle accueille aujourd’hui l’Association de sauvegarde de la médina.

Dar Lasram

Dar el Bey, enfin, a été édifiée en 1795 sur l’emplacement d’un ancien palais. Prévu pour accueillir les souverains husseinites, ce palais sera négligé au profit de celui du Bardo. Aujourd’hui siège de la présidence du gouvernement, Dar el Bey a longtemps servi comme résidence pour les invités de marque du gouvernement.

Tous ces palais et d’autres demeures encore, à l’image du palais Beyram par exemple, sont représentatifs de trois siècles d’architecture et d’histoire.

C’est à ce titre qu’il importe de connaître leur passé et leur fonction dans une ville dont ils sont inséparables.

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