Trois jours pour l’Aid ? Non, en fait toute une semaine de farniente !

Qui s’en plaindra sinon les entrepreneurs qui travaillent dans le privé et les journaliers qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts ?

L’Aid el Fitr vient dès mardi prochain nous gratifier de trois jours de vacances qui, sans doute aucun, vont engloutir toute une semaine.

En effet, lundi prochain, l’ambiance sera assurément à la démobilisation et à la grande presse de ceux qui, en plein travail, devront faire tout le nécessaire en un seul jour.

Quant au vendredi qui suivra les vacances, il sera comme de coutume consacré aux salamalecs et vœux d’usage. Ceci lorsque les fonctionnaires daigneront se présenter à l’heure.

Ensuite, le samedi et le dimanche reviendront boucler le cycle d’une semaine entière où la productivité sera en berne.

On ne sait quoi en penser au juste ? Ces dernières années, la veille de l’Aid, autrement dit le vingt-neuvième jour de Ramadan, est devenu un jour férié non déclaré officiellement. Est-ce un bien ou un mal ? Difficile de répondre.

Du coup, les trois jours s’imposent d’eux-mêmes et tout le monde se glisse du jeûne aux délices de Capoue.

En attendant, l’économie glisse aussi et le pays réel s’attend à ce que les premiers responsables sifflent la fin d’une récréation qui s’éternise sur fond de faillite annoncée.

C’est tout de même incroyable de voir que ceux qui nous disent qu’il faut serrer la vis et travailler davantage sont en train de caresser dans le sens du poil les électeurs qui craignent qui vous savez et votent en conséquence.

Trois jours sans rien, sans même les journaux quotidiens! Bien sûr, on nous informera que les banques seront ouvertes tel ou tel jour ainsi que les bureaux de poste.

Cela ne change pas grand chose pour un pays où le travail est devenu l’exception et le farniente la règle sacro-sainte.

On ne décolle pas quand on roule au pas, sans élan, sans pilote, sans moteur et surtout sans convictions.

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