Les polices environnementale et municipale se marchent sur les pieds

La secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Basma Jebali, a fait une intervention sur les ondes de RTCI au sujet du bilan de la police environnementale, en activité depuis 2017.

Selon les chiffres qu’elle a avancés, 74 communes bénéficient, actuellement, de 105 véhicules pour 291 agents municipaux. Des chiffres extrêmement bas si l’on veut parvenir à un résultat probant.

« Le projet de la police environnementale n’a pas été créé de façon scientifique mais à la hâte. Seulement deux véhicules sont à la disposition des grandes communes ! Nous comptons augmenter les effectifs à hauteur de 200 agents supplémentaires pour 46 nouvelles communes. »

Mme Jebali a fait entendre qu’il existe une sorte de conflit d’intérêts entre la police environnementale et la municipale rattachée au ministère de l’Intérieur : « Le rôle de la police environnementale n’est pas encore assez clair puisqu’il s’enchevêtre sur celui de la police municipale. »

Une situation qui ne peut qu’empirer tant que le processus de décentralisation des communes ne sera pas fait.

M.R.

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