Amour quand tu nous tiens !

Il y a quelques années, dans l’Etat de l’Indiana aux USA – exactement en juin 2012 – une juge Lisa Traylor-Wolff, âgée de 52 ans, tomba éperdument amoureuse de Scott Wampler, un jeune détenu de 26 ans, qu’elle a tenu à faire apparaître à la barre abusivement plus d’une fois.

Il s’agissait de l’avoir auprès d’elle et de l’admirer le plus longtemps possible…
Cette dame, à la robe noire, finit par démissionner et quand son bien-aimé acheva sa peine de détention dans les règles de l’art, elle l’épousa. C’est, ainsi, qu’elle a fini par assouvir ses désirs quitte à sacrifier sa grande carrière en se séparant de sa noble profession, succombant ainsi au verdict de son cœur.

En France, de pareils cas arrivent fréquemment et particulièrement entre les professeurs et leurs élèves. C’est, ainsi, qu’en 2013 au collège Beaumarchais à Meaux, une enseignante de 30 ans a été jugée pour «atteinte sexuelle sur mineur de moins de 15 ans». Elle avait, en effet, entretenu une relation amoureuse avec Fabien, un de ses élèves de sa classe de 4ème. Il avait 14 ans au moment des faits.

Le garçon a reconnu que c’est lui qui avait commencé à envoyer des lettres d’amour à sa prof, mais uniquement pour plaisanter.
L’affaire a fini par s’ébruiter et l’enseignante fut renvoyée et même condamnée en justice après poursuite des parents. Elle n’a pas, toutefois, purgé sa peine.

Mais, il y a des couples plus chanceux. Le président français, Emmanuel Macron, a épousé sa professeure de français, Brigitte Trogneux, malgré les 24 ans qui les séparent. Son épouse aurait pu être sa mère. Du reste, elle a un fils d’un premier mariage qui a le même âge que Macron.

Ici, en Tunisie, nous avons connu un cas similaire ou plutôt une véritable idylle entre une juge au tribunal de Tunis et un malfrat. Il s’agissait d’un bel homme doublé d’un véritable costaud, un «petit Hercule». Notre juge – une des premières dames à occuper cet honorable poste en Tunisie – finit par laisser parler son cœur…

Elle ne supportait plus de voir celui qu’elle aime en taule et se montra clémente dans le jugement prononcé à son encontre, malgré les graves charges indéniables qui pesaient sur lui…

Une fois libéré, notre juge démissionna immédiatement et alla le rejoindre. Ils se marièrent, alors, en bonne et due forme et vivent, actuellement, en parfaite harmonie. Lui est vendeur de légumes au Souk de Bab Bnet. Quant à elle, elle s’est contentée de demeurer femme au foyer, vivant de sa modeste retraite au prorata…

Chez nous, l’échange de sentiments entre «prof» et lycéens ou étudiants est fort fréquent. Il finit, généralement, par des hymens. Toutefois, les professeurs qui se payent la tête de leurs crédules étudiantes sont fort nombreux aussi.

En 1955, un élève interne au lycée de Sousse, tout juste débarqué de son village natal, avait choisi pour tutrice une jeune et ravissante enseignante, prénommée Mlle Ladari et dont les parents étaient franco-tunisiens. Un beau jour, au moment de la récréation matinale, on a été surpris de constater que notre «prof» fit appel à son grand frère dans la cour. Ce dernier s’étant déplacé pour corriger, physiquement, l’élève en question.

Ce qui fut, malheureusement, accompli. A ce propos, il paraît que l’élève aurait exprimé à sa tutrice ses sentiments amoureux. Par ailleurs, quelque temps après, à la veille des vacances d’été, j’ai surpris, à la plage de Boujaafar du côté des ruines de la «Quarantaine», cette même jolie «prof» dans les bras d’un de ses confrères européens.

Autre exemple parlant : dans une des universités de Sousse, un professeur a promis à deux étudiantes, tout à fait moyennes dans leurs études, de les favoriser à l’examen final et de les faire passer au cycle supérieur. Après avoir assouvi ses désirs, il ne tint pas parole.

Et quand cette pénible affaire parvint à la connaissance de Ben Ali, il chassa, sans ménagements, ce «prof» libidineux de l’ensemble du corps pédagogique tunisien et cela afin d’éviter un grand scandale. Toutefois, Ben Ali lui épargna le fait de passer devant les juges.

M’hamed BEN YOUSSEF
Tunis-Hebdo du 18/02/2019

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