Traite de personnes dans une école coranique à Sidi Bouzid : Explications du MI

Photo d’illustration

Le ministère de l’Intérieur a publié ce dimanche un communiqué concernant la fermeture d’une école coranique à Regueb.

Le département explique que le 29 janvier, la sous-direction de la protection sociale relevant de la direction de la police judiciaire s’est engagée à enquêter sur une activité suspecte d’une association coranique à Sidi Bouzid.

Cette association dirigeait une école qui hébergeait un groupe d’enfants et de jeunes hommes se trouvant dans des conditions inappropriées et faisant l’objet de mauvais traitements et d’exploitation économique. L’enquête a été réalisée en coordination avec l’instance nationale de lutte contre la traite des personnes et le délégué de la protection de l’enfance à Sidi Bouzid.

Le ministère a ajouté que le 31 janvier 2019, les unités de sécurité concernées, accompagnées du délégué régional de la protection des enfants et de 5 psychologues, se sont déplacées sur place où elles ont trouvé 42 enfants (âgés de 10 à 18 ans) et 27 adultes (âgés de 18 à 35 ans) vivant dans des conditions de santé, d’hygiène et de sécurité médiocres.

Victimes de violence et d’abus, ils sont exploités dans le domaine du travail agricole et de la construction et sont endoctrinés avec des idées et des pratiques extrémistes.

Après consultation du ministère public, le propriétaire de l’école a été arrêté pour « traite des personnes exploitées économiquement et abus de violence », et pour « soupçon d’appartenance à une organisation terroriste ». Une femme âgée de 26 ans, qui avait reconnu son mariage illégal à cette personne, a été également arrêtée.

Le ministère de l’Intérieur a confirmé que le ministère public avait autorisé le placement d’enfants dans l’un des centres intégrés pour la jeunesse et l’enfance, en leur fournissant les soins médicaux, psychologiques et sociaux nécessaires.

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