Le comité de défense des martyrs Belaïd et Brahmi épingle Najem Gharsalli

Le comité de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi a accusé, ce mardi 29 janvier 2019, l’ancien ministre de l’Intérieur, Najem Gharsalli, d’avoir eu connaissance de l’existence de l’appareil secret d’Ennahdha.

Najem Gharsalli, toujours recherché et impliqué dans des affaires d’atteinte à la sûreté de l’Etat, est accusé par le comité d’avoir caché des données relatives à l’appareil secret du mouvement Ennahdha ce qui explique l’aide qui lui a été fournie pour prendre la fuite voire même pour quitter le territoire tunisien vers la Turquie, rapporte Assarih.

Selon la même source, trente leaders au sein dudit mouvement seraient des agents travaillant pour l’appareil secret. Ces derniers détiennent des enregistrements et des séquences vidéo. Toujours selon la même source, une personnalité très influente est aussi impliquée dans cet appareil.

Il est à rappeler que Najem Gharssali, Juge, ancien ministre de l’Intérieur et ancien ambassadeur, impliqué dans des affaires d’atteinte à la sûreté de l’Etat, est introuvable depuis un an à la suite de l’émission d’un mandat de dépôt à son encontre.

Rappelons que le Tribunal militaire de Tunis avait émis, mercredi 14 mars 2018, un mandat de dépôt à son encontre dans le cadre d’une affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat, qui serait en liaison avec l’affaire « Chafik Jaraya ».

Une brigade spéciale a été chargée d’appliquer cette décision juridique et s’est déplacée vers son domicile, mais ce dernier était introuvable.

Maître Saber Bouattay, l’un des avocats de l’accusé, avait indiqué, sur les ondes d’une radio privée, que l’état de santé de son client ne lui permet pas de se présenter à la justice.

Mohamed Najem Gharsalli, avait été convoqué, par le juge d’instruction au tribunal militaire permanent de Tunis, en tant qu’accusé, et ce dans le cadre d’une affaire de complot contre la sûreté de l’Etat intérieure et extérieure.

Notons que l’immunité du magistrat Mohamed Najem Gharsalli, avait été levée le 2 janvier 2018 et ce à la demande du tribunal militaire.

La justice militaire avait demandé au Conseil de lever l’immunité du juge Mohamed Najem Gharsalli, ancien ministre de l’Intérieur et ancien ambassadeur de Tunisie au Maroc.

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