La Marsa : Servante de Sidi Abdelaziz, Halouma et la baraka de tous les saints

Crédit photo : Hatem Bourial

Si d’aventure, vous rendiez visite au cimetière Sidi Abdelaziz à la Marsa, se recueillir sur la sépulture des saints ici ensevelis est un geste incontournable.

Ce cimetière qui porte le nom du mystique Sidi Abdelaziz Mahdaoui compte en effet trois mausolées voisins.

Le premier est de Sidi Ali Bouriga qui se trouve à l’entrée du cimetière. On trouve ensuite le mausolée des Chorfas et enfin, le troisième, celui de Sidi Abdelaziz.

Autour de ce dernier mausolée se trouvent plusieurs tombes de la famille beylicale y compris celle du dernier souverain husseinite Lamine Bey.

Le mausolée proprement dit abrite la tombe de Sidi Abdelaziz et de nombreuses personnes viennent régulièrement s’y recueillir.

Les visiteurs sont accueillis par une dame d’une grâce infinie. L’on dirait que la baraka de tous les saints s’est posée sur elle, et c’est tout dire !

En arabe ou dans un français qui ferait pâlir certains jeunes, Halouma, c’est son prénom, vous raconte la saga des saints et son propre vécu au service de Sidi Abdelaziz.

Elle sait toujours trouver les mots justes et a le don des narrateurs qui savent en dire juste assez pour captiver leur auditoire.

Légère comme une brise, Halouma est en quelque sorte l’égérie des lieux et fait preuve d’une hospitalité proverbiale.

La croiser à chaque visite est un bonheur renouvelé tant elle pétille d’intelligence et de chaleur humaine.

Après la « ziara », elle vous accompagne toujours jusqu’au seuil de la « zaouia » puis vous salue dans ce vocabulaire choisi qu’avaient nos grand-mères et qui déclinait tous les souhaits de vitalité.

Ensuite, mes pas me mènent vers le mausolée des Chorfas sur lequel flotte le drapeau national.
C’est là que chaque dimanche, les Aissaouias de la Marsa se retrouvent autour de leur « mokadem » pour un cycle de prières qui se déroule toute l’après-midi et se poursuit après le coucher du soleil.

Un dernier regard sur le sanctuaire de Sidi Bouriga et c’est le retour au quotidien avec à l’esprit une pensée pour tous les saints, de Sidi Salah à Sidi Dhrif en passant par Sidi Bou Said.

Et une pensée aussi pour Halouma, vénérable hôtesse, dans la noria des générations, au service d’un pieux personnage…

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