Drôles de caissiers

Ils font la pluie et le beau temps en ces temps de médiocrité bureaucratique. Mieux, ils prennent même la décision avant leurs chefs hiérarchiques. Allez payer par chèque et vous allez entendre des vertes et des pas mûres. Chez les caissiers des recettes de finances, la mode est, aujourd’hui, au «non, on n’accepte pas le chèque, désolé».

Pour l’achat d’un timbre de passeport, qui coûte 80 dinars, le chèque n’est pas accepté dans nos recettes. De Hammam-Lif jusqu’à Ghardimaou, via Tunis, aucune recette de finances n’accepte les chèques. De Bizerte jusqu’à Ben Guerdane, aucun caissier de n’importe quelle caisse publique, y compris la CNSS, n’accepte de chèques (sauf les chèques certifiés, bien sûr).

Selon notre humble avis, ce genre de pratique est inadmissible, en ces temps où le gouvernement cherche, par tous les moyens, à limiter au maximum l’achat en liquide.

A-t-on conscience que ce genre de geste négatif envers le Tunisien moyen est une aberration criarde, du moment qu’il rend la vie dure au citoyen lambda ?

B.A.
Tunis-Hebdo du 23/07/2018

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