Pour les routards : Un itinéraire au fil des côtes du Sahel tunisien

Le port de Salakta

Les jeunes Tunisiens sont de plus en plus nombreux à aller à la découverte des paysages de notre pays. Chaque fin de semaine, ils sont nombreux à prendre les routes pour s’immerger dans les beautés plurielles de la Tunisie.

Pour ce premier weekend de juillet, nous vous proposons un itinéraire découverte qui, entre Monastir et Sfax, sillonne les routes littorales et les villes du Sahel.

Dans ces parcours sahéliens, Lamta est une étape de choix. Ce petit port de pêche se trouve sur l’emplacement de l’ancienne Leptis Minor et présente un intérêt archéologique évident.

Les routards pourront ensuite rejoindre Sayada, une ville de taille comparable qui est la porte de Ksar Hellal et Moknine, sites célèbres pour leurs textiles et la qualité de leurs bijoux traditionnels.

Après ce crochet à l’intérieur des terres, la côte est de retour via une route qui traverse les oliveraies et court entre les sebkhas et la mer. Téboulba et Bekalta ne sont plus très loin et offrent leurs paysages maritimes.

C’est dans les parages que se trouve Ras Dimass, le site de l’antique Thapsus. Il n’y reste que les vestiges de l’ancien port romain et la mémoire de César.

La route continue entre rivage et lagunes pour atteindre Mahdia et prendre son essor vers les plages de Réjiche, Ksour Essef et Salakta. Si Ksour Essef s’est développé autour des sanctuaires de marabouts du seizième siècle, Rejiche offre un regard imprenable sur le niveau de l’ancien rivage, lorsque Mahdia était encore une île que les alluvions marines allaient rattacher au continent pour donner naissance au Cap Africa, ce long promontoire sur lequel est établie la ville de Mahdia.

Quant à Salakta dont le petit port s’étend à l’abri du cap éponyme, on y trouve les vestiges de l’antique Sullecthum, une ville qu’aurait fondé César après sa victoire de Thapsus.

Plus loin, Chebba est un gros village dont l’origine est des plus lointaines et se confond entre héritage byzantin et confrérie musulmane des Chebbia.

Ras Kapoudia n’est plus très loin. Ce cap qui tire son nom de l’antique Caput Vada se caractérise par sa tour byzantine incorporée dans un fortin qui sera construit plus tard dans l’esprit d’un ribat côtier.

Deux autres caps sont remarquables dans ces environs: le Ras Jazira qui se touve non loin de Mellouleche et Ras Botria où se trouve le site antique d’Acholla qui existe depuis les Phéniciens.

Une succession de villes et villages ponctuera ensuite le parcours qui passera par Jebiniana et Hazeg, avant d’arriver au petit port de Louza. Non loin, la colline de Rosfa dont le nom est une réminiscence de Ruspae, ouvre la voie vers Sfax.

Déjà les oliveraies s’étendent à perte de vue jusqu’à la capitale du sud qu’on pourra aborder en passant par Sidi Mansour dont la plage résonne de l’écho des chants populaires…

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