Tunisie : Le PDG de la Pharmacie Centrale limogé

Dans la tourmente depuis que des dépassements ont été mis à nu, la Pharmacie Centrale a vu sa première tête tomber.

Le ministre de la Santé publique, Imed Hammami, vient en effet de limoger, ce jeudi 12 avril 2018, le Président Directeur Général de la Pharmacie Centrale, Moez Mokadem, et de nommer Ayman Mekki pour le remplacer.

La Pharmacie Centrale est dans la tourmente à cause entre autres d’une pénurie de médicaments, des difficultés financières et des soupçons de corruption.

Pénurie

Une enquête avait été ouverte par le ministère de la Santé publique au sein cet établissement, au sujet de tous ces dépassements et on prévoyait que des têtes allaient tomber.

Les soupçons de corruption sont liés notamment à des transactions privées d’achat de médicaments, vol et trafic de médicaments.

La Pharmacie Centrale affiche par ailleurs des stocks zéro au niveau de différents médicaments vitaux qui sont importés auprès de laboratoires internationaux, le manque de devises et les problèmes financiers auxquels fait face cette structure résident derrière cette situation.

Ces stocks zéro sont enregistrés au niveau de 29 sortes de médicaments importés, selon les explications du ministre de la Santé. « Pour ces médicaments, tous leurs génériques ont été assurés dans les pharmacies tunisiennes » a-t-il dit, pourtant la pénurie de médicaments se poursuit toujours dans certaines pharmacies.

Des dettes de 500 MD

Ce mercredi 11 avril, le ministre Imed Hammami a toutefois nié l’existence d’une pénurie de médicaments à la Pharmacie centrale et au niveau du système de gestion et de distribution.

Il a surtout pointé du doigt  le problème de la contrebande des médicaments mais a signalé qu’une enquête est, actuellement, en cours pour une affaire de corruption au sein de la Pharmacie centrale, faisant savoir que le vol des médicaments importés se fait au niveau du port de Rades.

Mais c’est la situation financière de la Pharmacie centrale qui inquiète avec des dettes qui s’élèvent à 500 millions de dinars, selon le ministre du fait que la pharmacie centrale n’a pas recouvré les dettes auprès de ses clients.

Commentaires: