Le PDL va porter plainte contre Ennahdha pour suspicion de financement qatari

Abir Moussi

Le Parti destourien libre (PDL) a dénoncé, ce jeudi 22 mars 2018, le refus du gouvernement d’ouvrir une enquête sur une suspicion de financement qatari du Mouvement Ennahdha et dénoncé l’absence d’une réelle volonté politique de combattre la corruption.

Dans un communiqué, le PDL présidé par Abir Moussi, a exprimé son étonnement quant à « la réticence de l’autorité de tutelle dans l’exercice de ses prérogatives pour tirer au clair cette affaire dangereuse » qui, a-t-il souligné, ne fait que « porter atteinte à la souveraineté nationale et à ses intérêts vitaux ».

« Il semble indispensable de clarifier cette affaire qui fait l’objet d’une forte suspicion, surtout qu’elle repose sur des preuves et touche un parti qui représente le bloc de majorité au sein du parlement », a-t-il estimé.

Le Parti destourien évoque l’intention de porter plainte à ce sujet contre Ennahdha au pôle judiciaire économique et financier.

La présidente du PDL, Abir Moussi, considère Ennahdha comme un mouvement qui devrait être dissous. Son parti a d’ailleurs porté plainte contre les leaders du Mouvement Ennahdha pour leur implication dans des affaires terroriste notamment l’envoi des jeunes tunisiens dans les zones de conflits.

En décembre 2017 Abir Moussi avait d’ailleurs assuré avoir en sa possession des preuves, présentées par le parti, suffisantes pour ouvrir une enquête judiciaire. « Si j’étais au pouvoir, je dissoudrais Ennahdha (…) ce parti n’a pas annoncé,  par écrit, son éloignement des Frères Musulmans »,  a-t-elle assuré.

Elle accuse également Ennahdha d’être financé par des fonds qataris suspects et rappelé au passage que Rached Ghannouchi a glorifié le prédicateur Youssef Al Qaradhaoui et ses Fatwa, qui incitent au terrorisme et au meurtre.

Rappelons que le parti destourien libre (PDL) a déposé une plainte, ce mercredi 20 décembre 2017, contre le président du mouvement Ennahdha Rached Ghannouchi et des dirigeants du parti sur la base des articles 31, 32, 34 et 36 de la loi antiterrorisme 26-2015.

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