Abir Moussi veut écarter tous les partis et associations à référence religieuse

La présidente du parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, a appelé hier, dimanche 21 janvier, les partis centristes et modernistes à « écarter de la scène politique tous les partis et associations à référence religieuse ». Ces derniers consitutent, selon elle, une menace pour la civilité de l’Etat.

« Nous les invitons, en outre, à soutenir notre appel à classer les partis politiques en fonction de leurs identité et orientations politique et idéologique et à réviser le cadre organisant les partis politiques et les associations », a-t-elle ajouté.

Les Frères Musulmans et le pouvoir

Abir Moussi a indiqué qu’il y des parties au pouvoir qui sont étroitement liées, historiquement et organiquement, avec l’organisation des Frères musulmans qui « ne reconnait pas le caractère civil de l’Etat » et « est connue pour son projet obscurantiste et ses liens avec le terrorisme ».

Elle a ajouté qu’il existe également des partis politiques tunisiens qui admettent, ouvertement, ne pas reconnaître la Constitution et la loi positive et qui sont quand même présents sur la scène politique.

Ennahdha, parti civil ?

Concernant la « reconversion » d’Ennahdha en parti civil et non religieux, Abir Moussi a estimé que les déclarations des dirigeants d’Ennahdha ne sont, en fait, que du “marketing”. Il n’y a aucun document qui fait état de la séparation entre le religieux et le politique, selon elle.

« Le parti Ennahdha veut nous faire croire qu’il est désormais un parti politique modéré et attaché au caractère civil de l’Etat, alors que la réalité est toute autre (…) Ennahdha est un parti qui use d’”une nouvelle tactique” et d’”une nouvelle stratégie » dans le but de rester au pouvoir, a-t-elle dit.

Rappelons qu’en décembre, la présidente du Parti Destourien Libre avait déclaré qu’Ennahdha devrait être dissous. Sur les ondes de Mosaique fm, elle avait confirmé que son parti avait porté plainte contre les leaders du Mouvement Ennahdha pour leur implication dans des affaires terroriste notamment l’envoi des jeunes tunisiens dans les zones de conflits.

Abir Moussi avait assuré avoir en sa possession des preuves, présentées par le parti, suffisantes pour ouvrir une enquête judiciaire. « Si j’étais au pouvoir, je dissoudrais Ennahdha (…) ce parti n’a pas annoncé,  par écrit, son éloignement des Frères Musulmans »,  avait-t-elle assuré.

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