Farida Ayari, une grande dame du journalisme est partie

Le dimanche 17 décembre 2017, Farida Ayari s’est éteinte à la suite d’une crise cardiaque à son domicile à Paris.

Grande figure du journalisme d’investigation, elle était reporter de guerre, spécialiste des zones de combats en Afrique et au Moyen Orient, rédactrice en chef adjointe à Radio France Internationale (RFI), consultante auprès de L’UNICEF et l’UNESCO et correspondante pour plusieurs organismes de presse internationaux.

La Franco-tunisienne, passionnée de musique, de cinéma et de son pays natal la Tunisie où elle vivait, formait et enseignait l’art d’informer depuis 2011. Elle s’est éteinte après une vie riche et un parcours exceptionnel de 40 ans de journalisme et de reportages ou elle a sillonné les zones de tensions d’Afrique du Sud à Beyrouth, de Nouakchott à Kaboul et de Tokyo à Buenos-Aires.

Sa carrière est jalonnée de dossiers brûlants, d’enquêtes pertinentes et d’événements historiques. Elle écume les plateformes pétrolières en mer du Nord avant de plonger dans le désert Namibien et les townships de Johannesburg. Témoin actif de son temps Farida a fait de son art, un métier et son métier une œuvre de vie.

Elle a couvert la chute du mur de Berlin, le coup d’Etat en Namibie de 1989, la libération de Nelson Mandela, l’assassinat de Mohamed Boudiaf (29 juin 1992). Elle sillonnera l’Afrique durant les années 90 pour RFI passant de l’Angola à la Namibie, le Gabon, la RD Congo, le Malawi, le Mozambique… avant de revenir sur les zones de tension du Moyen Orient dès 2003, en Irak, Afghanistan, Pakistan, Liban, Palestine…

La Tunisie qu’elle a quittée au début des années 70 la rappelle en 2011. Elle quittera tout pour venir former les journalistes des radios régionales publiques au Kef, à Sfax, à Gafsa et à Tataouine.

Paix à son âme.

ADD

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