Borhène Bsaïes accusé d’avoir menacé et d’avoir voulu censurer Radio Cap FM

Borhène Bsaïes

En réponse à la polémique suscitée par un post publié par la PDG de radio CAP FM, Olfa Tounsi, dans lequel elle affirme avoir reçu des menaces de la part du conseiller politique de Nidaa Tounes, Borhène Bsaïes, la Commission de l’information au sein du parti a réagi.

Dans un communiqué publié hier, dimanche 24 juillet, le parti rappelle que « le droit de réponse est garanti pour toute partie ayant subi des accusations infondées ». « Par obligation d’intégrité, Olfa Tounsi est appelée à protéger le micro de sa radio et le maintenir loin de toute déviation et attaque », précise le parti.

Dans ce sens, la commission a exprimé son étonnement quant à la décision de la radio relative au recrutement de Lazhar Akermi en tant que chroniqueur chargé d’analyser les différends au sein du parti Nida Tounes, « alors que sa position vis à vis du parti, de ses dirigeants et de son directeur exécutif est connue de tous », souligne le communiqué.

La même source ajoute que le président de la République, évoqué dans le post d’Olfa Tounsi, est au dessus des conflits de partis et qu’il a toujours prouvé qu’il était le garant de la liberté de l’information, de la presse et du respect de la constitution.

Réactions

Pour sa part, Borhène Bsaïes a démenti les propos de la PDG de Cap fm, assurant qu’il ne l’a jamais menacée et qu’il a voulu attirer son attention suite aux propos diffamatoires tenus par Lazhar Akremi.

De son côté, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) avait appelé, samedi, le ministère public à ouvrir une enquête d’urgence contre Borhène Bsaïes pour escroquerie et trafic d’influence sur « fond de pressions qu’il a exercées sur Radio Cap fm ».

« Les menaces proférées par le conseiller politique du parti Nidaa Tounes Borhen Bsaiess contre la directrice de la radio pour avoir diffusé des contenus médiatiques, serait le signe de retour de la tyrannie et de la mainmise sur les médias », a indiqué le syndicat, dans un communiqué, ajoutant qu’il est possible de poursuivre Borhène Bsaïes en justice conformément aux dispositions de l’article 291 du Code pénal.

Cet article stipule que : « Est puni de cinq ans d’emprisonnement et de deux mille quatre cents dinars d’amende, quiconque, soit en faisant usage de faux noms ou de fausses qualités, soit en employant des ruses ou artifices propres à persuader de l’existence de fausses entreprises, d’un pouvoir ou crédit imaginaire ».

Début de l’affaire

La PDG de radio Cap fm Olfa Tounsi avait annoncé dans un post sur sa page facebook avoir reçu vendredi un appel téléphonique de Borhène Bsaïes, l’informant que la direction de ce parti a tenu une réunion consacrée à sa radio dans laquelle elle a exprimé son « mécontentement quant à la ligne éditoriale, du fait de la présence de Lazhar Akremi, un ancien dirigeant de Nidaa Tounes dans l’émission matinale de la radio ».

Olfa Tounsi a considéré cet appel téléphonique comme une « menace à son égard et à l’égard de sa radio et un retour aux méthodes anciennes ». Elle a souligné que Cap fm est en dehors de tout conflit politique.

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