Les sécuritaires appellent à l’accélération de l’adoption du projet de loi criminalisant les agressions contre eux

Les agents sécuritaires, pénitenciers et ceux de la Protection civile observeront ce jeudi 6 juillet 2017 un mouvement de protestation devant l’Assemblée des Représentants du Peuple.

Un rassemblement sera tenu afin d’appeler à l’accélération de l’adoption du projet de loi pénalisant l’agression des forces de sécurité intérieure.

Approuvé depuis 2015, ce projet de loi n’a pas encore été adopté. Il porte sur :

  • La protection des agents armés, agressés et menacés en raison de l’exercice de leurs fonctions ou de leur appartenance à l’armée, à la sécurité intérieure ou aux douanes ainsi que leurs proches, membres de famille et personnes sous leur tutelle légale.
  • La criminalisation de la violation des secrets de sécurité nationale dans la mesure où il s’agit d’une agression contre l’institution sécuritaire, les intérêts suprêmes de l’Etat et de la Nation. Ces atteintes concernent la destruction, le vol, l’appropriation, la divulgation ou l’altération de documents classés comme secrets.
  • La criminalisation des agressions contre les forces de sécurité intérieure en tant qu’institution officielle s’agissant des actes d’humiliation des forces de sécurité pour porter atteinte à leur dignité, leur renommée ou pour saper leur moral dans le but de porter atteinte à la sécurité nationale.
  • La criminalisation d’incendies, destructions et démolitions de locaux ou entrepôts où sont stockés des armes, des véhicules ou des équipements militaires appartenant à l’armée de terre ou aux forces maritimes et aériennes.
  • Les sanctions prévues concernent aussi toute action de saisie d’armes, munitions, équipements, dossiers ou autres objets confiés aux forces de sécurité ou toute tentative de violation des lieux de détention, de garde à vue ou de prisons pour faciliter l’évasion des personnes en détention.
  • L’aggravation des peines en fonction de la gravité des conséquences de l’agression. Il stipule que l’Etat se charge d’indemniser les dégâts matériels subis par les agents armés ou l’un de leurs proches. L’Etat se charge aussi de se faire dédommager auprès des auteurs de ces agressions.
  • Le renforcement des mécanismes juridiques pour protéger les forces de sécurité intérieure, de l’armée et des douaniers armés afin de leur permettre d’accomplir leur mission pour préserver l’ordre public, la protection des individus, des institutions, des biens et l’application de la loi.

DA

Commentaires:

Commentez...