Corruption : Mehdi Ben Gharbia, de nouveau au cœur d’une tornade

Le porte-parole du Front Populaire, Hamma Hammami, est revenu, de nouveau, sur la campagne de corruption menée par le gouvernement, qualifiant cette dernière de « moyen de règlement de comptes ».

Il a évoqué le nom du ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles et la société civile Mehdi Ben Gharbia qui, selon lui, est accusé de corruption, soulignant que, contrairement aux propos du porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani, le ministre a bel et bien une affaire en Justice. Cette dernière concerne une des sociétés de Ben Gharbia.

Hammami a appelé le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis et du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, Sofiene Sliti, à confirmer ses dires.

Hamma Hammami n’est pas le premier à accuser Ben Gharbia de corruption

Le 14 juin, Yassine Brahim, leader d’Afek Tounes avait accusé, sur les ondes de Mosaique fm, Mehdi Ben Gharbia de corruption.

Il a fait savoir que le ministre est soupçonné d’être impliqué dans des affaires de corruption depuis 2013.

«Il fait l’objet de plusieurs plaintes et affaires judiciaires avec Tunisiair et si j’étais à la place du chef du gouvernement, je l’aurais limogé. […] Nous avons besoin de personnes propres pour faire avancer le pays, et ce n’est pas avec Ben Gharbia qu’on va lutter contre la corruption » avait-il déclaré.

Ben Gharbia avait alors riposté en exprimant son regret compte tenu de ces propos « venant de la part du président d’un parti faisant partie du gouvernement de l’Union nationale ».

« Je défie Yassine Brahim de prouver ses accusations », avait-il déclaré.

Une semaine après, la présidente du bloc parlementaire d’Afek Tounes, Rym Mahjoub, avait assuré que son parti possède des preuves impliquant Mehdi ben Gharbia dans une affaire de corruption, voire le numéro du dossier relatif à l’affaire, soulignant que le Chef du gouvernement a été informé de tous les détails.

I.B.

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